Jan 22, 2022 19:50 UTC
  • US/Iran : 3 conflit pour le prix d'un!

Pour la première fois depuis que l'Iran et la Chine opèrent ensemble contre les sanctions US, quitte à fouler au pied et à en affaiblir les effets, à les tourner au ridicule surtout faire ne sorte que le régime des sanctions US se transforme en un moyen de liquidation du dollar, la Chine a officiellement annoncé les premières importations officielles de pétrole iranien depuis décembre 2020 et ma foi le chiffre est ahurissant.

La Chine a annoncé les premières importations de pétrole brut iranien en un an malgré les sanctions en cours du gouvernement américain, selon les données publiées jeudi par les douanes.

La Chine a importé 260 312 tonnes de pétrole brut iranien en décembre dernier, selon les données de l'Administration générale des douanes chinoises, qui a enregistré pour la dernière fois des entrées de pétrole iranien en décembre 2020 à 520 000 tonnes. Il n'était pas immédiatement clair quelle entreprise avait apporté la dernière cargaison, qui est égale à la quantité de pétrole qui rentrerait dans un très gros transporteur de pétrole brut (VLCC), et dans quel terminal elle avait été déchargée. Mais peu importe, l'essentiel étant que le régime des sanctions US est complètement à plat, ce qui risque de s'accélérer dans les semaines à venir dans la mesure où les négociations de Vienne n'avance pas et que la Chine et l'Iran signataires d'un pacte de 25 ans continuent à l'ombre de ces négociations à croitre sensiblement leurs coopérations. 

Officieusement, les importations chinoises de pétrole iranien se sont maintenues à plus de 500 000 barils par jour en moyenne entre août et octobre. Les importations en provenance d'Iran ont représenté environ 6 % des importations de pétrole brut de la Chine, selon les données d'expédition et les estimations des négociants.

Selon Reuters, la Chine a déchargé près de quatre millions de barils de pétrole brut iranien dans des réservoirs de réserve d'État dans la ville portuaire méridionale de Zhanjiang au cours des dernières semaines, a déclaré jeudi une source commerciale et spécialiste du suivi des navires Vortexa Analytics. Mais cette information n'a pas été la seule à prendre de cours le clan US. Ce vendredi on a aussi appris aussi qu'avec l'aide de l'Iran, le Venezuela a doublé sa production de pétrole au mépris des sanctions américaines. « Le Venezuela a doublé sa production de pétrole ces derniers mois grâce à l'Iran et à d'autres acteurs qui l'aident à échapper aux sanctions américaines, mais l'industrie du pays tourne désormais presque au sommet de sa capacité et il est peu probable qu'elle puisse aller beaucoup plus haut que les niveaux de production actuels, selon les analystes du secteur », a rapporté le journal américain Miami Herald.

Des sources de l'industrie pétrolière ont confirmé au Miami Herald que la production pétrolière vénézuélienne a atteint une moyenne estimée de 900 000 barils par jour en décembre et pourrait atteindre 850 000 bpj en janvier, grâce principalement aux expéditions régulières de diluants d'Iran qui ont permis au pays de compenser la baisse de la production nationale. Ces diluants, généralement le dérivé du pétrole connu sous le nom de naphta, sont essentiels pour réduire la viscosité du pétrole brut vénézuélien super lourd.

Les nouveaux chiffres de production, qui contrastent avec les 450 000 bpj produits au début de l'année dernière, dissipent les doutes persistants entourant l'annonce faite par le président Nicolas Maduro il y a quelques semaines que la production du Venezuela s'élevait déjà à un million de barils par jour. Bien que ce niveau constitue encore une légère exagération par rapport aux chiffres réels, le fait est que Caracas bénéficie actuellement d'une amélioration significative des revenus pétroliers, ont déclaré des experts qui ajoute : " Cette augmentation, associée à la forte hausse des prix du pétrole, fournit des revenus supplémentaires importants au gouvernement Maduro et contribue à alimenter les prévisions selon lesquelles le Venezuela enregistrera en 2022 sa première augmentation du PIB en six ans.  

Au moment où Maduro a pris ses fonctions en 2013, la production s'élevait à 2,5 millions de bpj et le manque d'investissements dans l'industrie avait réduit le niveau à une moyenne de 1,34 million de bpj en 2018. La production est tombée en dessous d'un million de bpj après que les États-Unis ont sanctionné PDVSA en janvier 2019. Puis le naphta iranien a débarqué et s'est rendu essentiel pour pouvoir vendre du brut de la ceinture pétrolière de l'Orénoque, qui doit être dilué pour être vendu sur les marchés mondiaux. L'Iran a foncé car il ne craint ni USA ni leurs sanctions et il  a continué à fournir les diluants nécessaires. L'industrie vénézuélienne estime que chaque baril de diluant permet au Venezuela de produire trois barils de pétroles de la ceinture pétrolifère de l'Orénoque. 

Alors qu'a-t-il fait au juste le trio Chine-Iran-Venezuela? " Tout simplement il fait épuiser ce méga atout que possédait l'Amérique, le régime des sanctions! Poutine exige fondamentalement une retraite de l’OTAN à ses frontières en Europe de l’Est et a déployé 90 000 soldats en plein cœur de l’hiver, prêts à envahir l’Ukraine. Xi est déterminé à réunir Taïwan avec le continent. Comme l’ont parfaitement montré les négociations à Vienne, la délégation iranienne veut la levée totale des sanctions et il semblerait que l'Iran a pour l'heure a réussi de commun accord avec les deux autres à  avoir gain cause.

Car en augmentant sa production et puis en aidant le Venezuela à en faire autant, c'est tout édifice des sanctions qui s'écroulent. Le Camp ESt  opèrent en totale harmonie et il va de l'avant. Il faudrait un président américain à la fois sage et décidé pour inverser le cours des choses et agir intelligemment avec l’Iran, la Russie et la Chine. Biden n’est ni l’un ni l’autre. Le président Raïssi  a été  à Moscou et son ministre des Affaires étrangères, en Chine. Cela ouvre la possibilité – au minimum – que la Russie et la Chine réagissent – d’une façon ou d’une autre – à une attaque contre l’Iran. Une fois encore, Biden menace Poutine, notamment de faire sortir la Russie du système bancaire SWIFT en cas d’invasion de l’Ukraine, ce qui entraînerait des répercussions sur l’Europe occidentale. En supposant qu’elle soit toujours livrée, comment l’Allemagne paierait le gaz russe ?

En trimballant des valises pleines de dollars par-delà la frontière polonaise ? C’est le dirigeant russe qui a les atouts en main. Lui et Xi Jinping plus l'Iran ont la possibilité de rendre la vie très difficile aux faucons occidentaux. Loin d’apprivoiser la Russie et la Chine, les États-Unis les poussent dans les bras l’un de l’autre alors que l’histoire nous apprend qu’ils ne sont pas des alliés naturels. En 2015, les États-Unis étaient la tête de file reconnue du camp qui poussait à faire des concessions sur l’Iran. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le problème est que les Européens et les Américains jouent au bras de fer mais ne disposent plus de moyens de pression. S’il existait des sanctions au-delà de la “pression maximale”, Trump les aurait déjà utilisées. Ils ont épuisé leurs atouts » affirme le journaliste DAvid Hersh. 

 

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