Jul 05, 2022 20:19 UTC

Au sommaire : 1-Les BRICS et l’Iran

La Chine soutient l’adhésion de l’Iran aux BRICS

L’Iran a soumis une candidature vivement soutenue par la Chine pour devenir membre du groupe des puissances émergentes, connu sous l’acronyme des cinq pays qui le composent actuellement – Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud.

« Pékin travaillerait avec les partenaires BRICS pour faire avancer le processus d’élargissement de l’adhésion aux BRICS pour permettre aux partenaires partageant les mêmes idées de faire partie de la famille BRICS », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian.

« Alors que les responsables de la Maison-Blanche réfléchissaient à quel autre sujet au monde ils pourraient intervenir pour perturber, gâcher ou imposer des restrictions, l’Argentine et l’Iran ont demandé à rejoindre les BRICS », a écrit Maria Zakharova plus tôt, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Saïd Khatibzadeh a pour sa part affirmé : « bien que le BRICS ne soit pas un traité ou un accord international, il a été basé sur un mécanisme très créatif avec de larges aspects. »

Le porte-parole a noté que les membres du BRICS représentent 30 % de la production mondiale brute, 40 % de la population mondiale et 27 % de la superficie terrestre mondiale. Il a exprimé l’espoir que l’adhésion de l’Iran aux BRICS se traduirait par des valeurs ajoutées pour les deux parties.

Amir-Abdollahian, ministre des Affaires étrangères de l’Iran a déposé la demande d’adhésion de l’Iran aux BRICS après quoi le président chinois a invité le président iranien à faire un discours télévisé au sommet virtuel du BRICS Business Forum, auquel ont participé le vendredi 24 juin les principaux dirigeants du groupe.

Hossein Amir-Abdollahian a remercié la Chine d’avoir invité le président iranien à assister au prochain sommet du groupe BRICS. Il a salué l’initiative de la Chine pour le développement et la sécurité mondiale.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a exprimé l’espoir que la présidence chinoise des BRICS renforcerait encore la coopération multilatérale.

Le 14e sommet des BRICS a été organisé à distance par la Chine le 24 juin invitant les dirigeants de 13 autres pays en développement à y assister, dont l’Iran.

Le président iranien Ebrahim Raïssi a déclaré que la République islamique pouvait être un « partenaire durable » reliant le groupe de nations BRICS aux goulots d’étranglement énergétiques et aux principaux marchés du monde, compte tenu de sa position géopolitique et économique unique.

« Nous sommes prêts à partager toutes nos capacités et tous nos potentiels, y compris les réseaux de transport et de transit courts et bon marché, l’atout exceptionnel d’une main-d’œuvre qualifiée ainsi que d’importantes réalisations scientifiques pour [aider] les BRICS à atteindre leurs objectifs », a déclaré M. Raïssi dans un discours télévisé au sommet virtuel du BRICS Business Forum, auquel ont participé vendredi les principaux dirigeants du groupe.

Il a déclaré que les « nouveaux et divers » défis dans le monde actuel affectent l’amitié et la paix mondiales.

M. Raïssi a souligné la nécessité de renforcer l’interaction entre les pays BRICS face aux nouvelles crises telles que la pandémie de coronavirus, le changement climatique et les conflits régionaux et internationaux.

Le groupe de BRICS comprend cinq grandes économies émergentes : le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Depuis sa création il y a plus de dix ans, les pays membres ont obtenu des résultats bénéfiques dans des domaines tels que l’économie, le commerce, la politique, la sécurité, les innovations technologiques, ainsi que les échanges culturels et populaires.

Source : Al-Manar

2-France : la Grande démission 

Quelques mois seulement après le glas des confinements, qui a gelé tout un pan des activités économiques, une partie de la population rechigne toujours à revenir dans le rang, à finir ses études, ou à retourner dans les usines ou les entreprises. Aux États-Unis, des sociologues ont baptisé ce phénomène « Great Resignation » ou « Big Quit » : « la grande démission ». En 2021, plus de 38 millions d’Étasuniens ont quitté leur emploi. 40 % n’ont toujours pas repris de travail. Un tsunami qui touche tous les âges, tous les métiers. Et qui renverse le rapport de force entre salariés et entreprises.

De plus en plus de personnes cherchent une sortie d’urgence au monde du travail. Unsplash/Possessed Photography

 « Nous démissionnons tous, désolés pour le dérangement », écrivent sur une affiche les salariés d’un Burger King dans le Nebraska. « Veuillez être patient avec le personnel qui a répondu présent, plus personne ne veut travailler », disent les employés d’un McDo au Texas.

L’Amérique bouge et elle n’est pas la seule. En Angleterre, les seniors démissionnent en masse. 300 000 travailleurs âgés de 50 à 65 ans ont rejoint la catégorie des « économiquement inactifs ». Leur désir principal, selon le résultat d’une vaste étude ? Prendre leur retraite et s’échapper définitivement du monde professionnel.

Au Québec, la tension est telle que les employeurs ne renâclent plus à embaucher des mineurs pour faire face à la pénurie de travailleurs dans les secteurs de la manutention et des services. 240 000 postes restent abandonnés. En Espagne, on imagine même faire venir des milliers de Marocains et prolonger les cartes de séjour des étrangers pour pallier le manque de main-d’œuvre dans le secteur du tourisme.

À quoi bon s’élever quand tout s’écroule ?

Cette situation résonne avec la France. Ici aussi, l’exode a commencé. Des centaines de milliers de postes ne sont pas pourvus, faute de candidats, dans l’hôtellerie ou la restauration tandis que dans les grandes écoles, chez les classes moyennes supérieures, la sécession couve. Au-delà des discours tonitruants dans la presse, une révolte plus silencieuse se propage. Dans chaque promotion, et même là où on l’attend le moins, dans les entreprises des énergies fossiles ou dans la haute administration publique.

Le doute se répand. La crise écologique vient battre en brèche les rêves d’antan au goût de naphtaline. Que vaut une promotion face au péril climatique ? Pourquoi se battre pour des places quand c’est tout le système qui vacille ? À quoi bon s’élever quand tout s’écroule ?

Une « menace pour l’économie française »

D’après un récent sondage, publié en mai, plus d’un tiers des sondés (35 %) affirme n’avoir jamais eu autant envie de démissionner. Une proportion qui monte à 42 % chez les moins de 35 ans. Les observateurs parlent de « révolution sociétale », et de « menace pour l’économie française ».

En bas de l’échelle, l’offensive néolibérale pousse aussi au départ. Face aux dégradations des conditions de travail et aux bas salaires, nombreux sont les employés, écœurés, à prendre la poudre d’escampette. 

Source : https://reporterre.net

3-La seconde mort de la Suède 

La Suède dans l’OTAN : La 2e mort d’Olof Palme

Par Francis Wurtz.

Ainsi donc, Stockholm rejoint Helsinki dans son projet d’intégrer l’OTAN ! Si, pour la Finlande, il s’agit d’un changement historique de sa relation avec la Russie, la Suède, elle, rompt avec une composante, longtemps vue comme essentielle, de son identité même, qui lui a valu de n’avoir pas connu de guerre depuis plus de deux cents ans : une neutralité parfois limitée au refus de toute alliance militaire, parfois enrichie d’une diplomatie dynamique, progressiste et pacifiste.

Nul, parmi les dirigeants du royaume nordique, n’a mieux incarné cette vision active et engagée de la neutralité que Olof Palme, l’emblématique chef du gouvernement des années 1970 jusqu’à son assassinat le 28 février 1986. « Non aligné » par excellence sur l’une ou l’autre grande puissance de l’époque, il ne s’est pas privé de condamner avec force la guerre des États-Unis au Vietnam ou l’intervention de l’URSS en Tchécoslovaquie. Pour autant, nulle posture « centriste » chez ce social-démocrate atypique : il s’est systématiquement dressé contre l’antisoviétisme et a refusé toute allégeance à « l’Occident », condamnant l’apartheid, le régime de Pinochet, les pratiques néocolonialistes et apportant son soutien à l’OLP et à son président, Yasser Arafat. Opposé au militarisme, il s’engagea activement pour le désarmement. Les Suédois étaient, dans leur grande majorité, fiers du prestige international dont bénéficiait alors leur pays. Beaucoup d’entre eux voyaient, à cette époque, dans cette neutralité-là, l’ADN inaliénable de la Suède. Malheureusement, si cette aspiration reste forte dans une partie de la population suédoise, il y a belle lurette que la politique du pays a rompu avec l’ère Palme !

Aussi peut-on relativiser l’appréciation du journal « le Monde » (19 mai 2022), pour qui « en l’espace de quelques semaines, la guerre en Ukraine a conduit la Suède à tourner la page de deux cents ans d’histoire ». D’un côté, c’est un fait que l’opinion publique suédoise – encore il y a peu massivement hostile à toute alliance militaire – a récemment, en majorité, basculé en faveur d’une intégration à l’OTAN. Mais – à l’exception du Parti de gauche et des Verts – la « classe politique » suédoise, les milieux d’affaires et l’armée s’étaient, quant à eux, rangés depuis fort longtemps – à pas feutrés, car sans le consentement de la société – dans le camp occidental et attendaient avec impatience l’occasion leur permettant de gagner une majorité du peuple à l’idée de sauter le pas : cette occasion maudite, Poutine, hélas, vient de la leur fournir. Mais ils n’ont pas attendu cette guerre pour préparer le terrain.

Rappelons que la Suède rejoignit dès 1994 le « Partenariat pour la paix », une structure d’association « soft » à l’OTAN. Son armée participa par la suite aux « opérations » de l’Alliance en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo, en Afghanistan, en Irak… Le gouvernement suédois se distingua également en 1999, en justifiant le bombardement, soixante-dix-huit jours durant, de Belgrade et d’autres villes de Serbie. Plus récemment, en 2017, la Suède « neutre » opta pour la « coopération militaire renforcée » au sein de l’UE, tout en achetant au prix fort un système de défense antiaérienne aux États-Unis. Désormais, elle veut franchir le Rubicon. C’est la deuxième mort de Olof Palme.

source : Siglo XXI

4-Ukraine, suite et fin 

« Zelensky est prêt à céder une grande partie de l’Ukraine à la Russie en échange de l’adhésion à l’UE. »

Le président ukrainien Zelensky est prêt à céder de grandes parties de l’Ukraine à la Russie en échange d’une promesse d’adhésion permanente à l’UE. C’est du moins la ferme conviction de Illia Kyva, ancien candidat à la présidentielle de 2019 et député du parti Plateforme Pour la Vie, qui est d’opposition, jusqu’à ce qu’il en soit expulsé en mars 2022 en raison de son soutien à l’invasion russe. Et tandis que les Américains envoient de l’artillerie de plus en plus lourde dans le pays en partie déchiré par la guerre, les appels en Europe se font de plus en plus forts pour que l’Ukraine accepte d’être divisée en une partie qui irait à l’UE et une autre partie, qui deviendrait russe.

Trois à cinq régions de l’Ukraine occidentale seraient annexées à l’UE. Les régions du centre et du sud-est du pays deviendront membres de la fédération russe. Kiev se base sur une source proche du bureau du chef de l’État. Selon lui, le régime de Kiev exige des garanties quant à la fin des hostilités, qui ont été désastreuses pour l’armée ukrainienne.

Zelensky souhaite également que l’Ukraine obtienne non seulement le statut de membre candidat de l’UE – un avis de la Commission européenne qui est soutenu aux Pays-Bas par le cabinet Rutte (qui dit : « la guerre en Ukraine est aussi notre guerre »), mais aussi qu’elle devienne un membre définitif. Le leader ukrainien garde sans nul doute un œil fermé du côté de la Turquie, qui est membre candidat depuis 23 ans, mais dont l’adhésion ne fait que s’éloigner.

L’extrême droite menace de déclencher une révolution

Si Zelensky, qui a signé en 2019, sous la pression de l’Allemagne et de la France, la formule dite de Steinmeier, qui prévoyait de permettre la création d’États autonomes pro-russes dans le Donbass, cède effectivement des parties de l’Ukraine à la Russie, il peut s’attendre à une nouvelle vague de violence.

Yuri Gudymenko, le leader de l’extrême droite Democratic Ax, menace d’une révolution avec « un million de personnes dans les rues, après quoi le gouvernement cessera d’être le gouvernement ». Dmytro Yarosh a prévenu que Zelensky « perdra la vie… Il sera pendu à un arbre s’il trahit l’Ukraine ».

Des armes plus lourdes pour l’Ukraine, mais l’Occident se lasse de la guerre

Les signaux indiquant que les parties belligérantes – Ukraine/OTAN contre Russie – se dirigent vers une fin de la guerre sont de plus en plus forts. Alors que les Américains ont promis à Zelensky 5,6 milliards de dollars supplémentaires et qu’ils envoient à l’Ukraine davantage de missiles lourds GLMRS d’une portée variant d’un minimum de 70 km à un maximum de 300 km, alors que les coûts de la guerre montent en flèche, les appels dans les capitales occidentales en faveur d’une solution se font de plus en plus forts.

Le président français Macron, dont le pays est désormais complètement coupé du gaz naturel russe, a même littéralement déclaré que « l’Ukraine doit décider elle-même si elle fait des concessions territoriales à la Russie afin de mettre fin à la guerre », ce qui était jusqu’à présent absolument non négociable. Plus tôt, l’illustre Henry Kissinger a suggéré que l’Ukraine ferait mieux d’être divisée avant que la guerre ne devienne complètement incontrôlable.

D’ici la fin de l’année, l’économie de l’Ukraine aura diminué de 45 %. Pour la Russie, cela sera compensé par près de 50 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires provenant des ventes d’énergie, prouvant une fois de plus que les sanctions occidentales – pour lesquelles nous, en tant que citoyens, payons toujours le prix fort (carburant, énergie, nourriture) – se sont complètement retournées contre nous.

Poutine : l’ancien ordre mondial ne reviendra jamais

Selon le président russe Poutine, « c’est une erreur de suggérer que l’on peut attendre la fin de cette période de turbulences et que les choses reviendront à la normale, que tout redeviendra comme avant. Ce n’est pas le cas ». Les changements que le monde subit actuellement sont, selon lui, « fondamentaux, radicaux et irréversibles », a-t-il déclaré hier au Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF).

Même si les élites de certains pays occidentaux « s’accrochent encore aux ombres du passé », le monde unipolaire, dirigé par les États-Unis et l’Occident, est, selon lui, définitivement révolu. Le fait que c’était précisément l’objectif des mondialistes en déclenchant le conflit en Ukraine en 2014 et en provoquant la guerre cette année fournira un nouveau fourrage pour les théories conspirationnistes selon lesquelles l’Occident et la Russie pourraient être de mèche dans les coulisses pour créer un nouvel ordre mondial, qui doit finalement être placé sous une sorte d’autorité centralisée.

Source : Xander Nieuws

5-USA/Russie : la méga-casse ! 

Les États unis et leurs alliés ont gelé 330 milliards de dollars russes depuis le début du conflit en Ukraine

Vincent DEGUENON

Les États-Unis et leurs alliés ont gelé plus de 330 milliards de dollars d’avoirs russes, depuis le début du conflit en Ukraine, a affirmé mercredi, le Trésor américain.

Malgré les sanctions occidentales, la Russie est parvenue à juguler l’écroulement de sa monnaie et continue de bénéficier de la flambée des cours des hydrocarbures. Mais pour combien de temps ?

Quatre mois après le début de l’invasion de l’Ukraine, les alliés occidentaux ont bloqué pour 30 milliards de dollars d’avoirs détenus par des oligarques ou membres de l’élite russe sanctionnés, et ont « immobilisé » quelque 300 milliards de la Banque centrale russe, indique un communiqué de la « task force » des alliés occidentaux, chargés de traquer les avoirs des élites russes.

Depuis le début de l’ » opération spéciale », selon la terminologie russe, en Ukraine, le 24 février 2022, les États-Unis et l’Union européenne ont multiplié les mesures punitives pour isoler la Russie en visant son système bancaire, les avoirs de ses dirigeants ou encore son industrie. Reconnaissant certaines difficultés, en particulier sur la question de l’inflation qui a atteint un pic de 17,8 % en mai, Vladimir Poutine affirme que l’implication des entreprises et des autorités a aujourd’hui permis de « stabiliser la situation financière et économique » du pays.

Source : beninwebtv.com

 

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