Jul 30, 2022 18:53 UTC

Un drone kamikaze inconnu a lancé une attaque de précision et détruit le centre de contrôle des drones armés turcs Bayraktar TB2 en Ukraine.

L’armée ukrainienne a perdu la capacité de contrôler efficacement au moins trois véhicules aériens sans pilote sur de longues distances. Cela s’est produit après qu’un drone kamikaze a réussi à frapper la station relais du complexe de contrôle Bayraktar TB2.

Une vidéo mise en ligne sur les réseaux sociaux, montre un drone kamikaze inconnu détruire une station relais du complexe de contrôle du drone Bayraktar TB2 près du village de Staraya Bogdanovka.

Cette station relais du complexe de contrôle était capable de contrôler trois drones sur des distances considérables. Cela indique que les forces armées ukrainiennes ont perdu la capacité d’utiliser de tels drones.

Cette opération intervient alors que le quotidien américain, The New York Times vient de publier un article sur l’accélération des exportations de drones iraniens.

« Téhéran a discrètement intensifié la vente de technologies de drones à des pays en dehors du Moyen-Orient alors qu’il cherche à devenir un acteur sur le marché international », note le journal américain.

L’Iran a fait des progrès constants dans la conception et la production de drones militaires ces dernières années et a intensifié leur transfert à des pays en dehors du Moyen-Orient.

En d’autres termes, les efforts de l’Iran se sont maintenant étendus bien au-delà de la région.

L’Iran cherche à présent à renforcer son influence mondiale et à vendre des drones de plus en plus sophistiqués à d’autres pays, y compris ceux qui ont fait l’objet de diverses sanctions ces dernières années, comme le Venezuela et le Soudan, selon les médias iraniens, les images satellites et les affirmations des experts à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran.

Selon le journal américain, cela a fourni une source importante de fonds et d’influence politique à l’Iran, qui est lui-même sanctionné par l'Amérique.

Habib Tawa, analyste des questions internationales et Luc Michel, géopoliticien s'expriment sur le sujet.

 

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