Aug 14, 2022 04:17 UTC
  • Salman Rushdie a été poignardé. @AFP
    Salman Rushdie a été poignardé. @AFP

Salman Rushdie, l’auteur du livre anti-islam et blasphématoire  « Les Versets sataniques » a été poignardé au cou, ce vendredi 12 août, lors d’une conférence à New York. Rushdie.

Salman Rushdie, l’auteur du livre anti-islam et blasphématoire  « Les Versets sataniques » a été poignardé au cou, ce vendredi 12 août, lors d’une conférence à New York. Rushdie.

L’écrivain britannique d’origine indienne de 75 ans, s’apprêtait à donner une conférence à Chautauqua Institution, un centre culturel, dans le nord-ouest de New York.

Plusieurs vidéos et photos partagées sur les réseaux sociaux ont montré des gouttes de sang sur un mur et sur la chaise de Salman Rushdie.

Rushdie a été transporté à l’hôpital par hélicoptère @Twitter

« Vers 11h00, un jeune homme s’était précipité sur Rushdie et l’interviewer. Le suspect l’avait attaqué au couteau sur la scène de l’établissement de Chautauqua. Rushdie a subi une blessure apparente au cou et il a été transporté à l’hôpital par hélicoptère », a déclaré la police dans un communiqué, en mettant l’accent sur le fait que le suspect avait été immédiatement arrêté et placé en garde à vue.

le suspect est un jeune homme de 24 ans nommé Hadi Matar, originaire du New Jersey @NewYorkPost

En publiant le livre blasphématoire  « Les Verset Satanique » en 1988, Salman Rushdie avait provoqué la colère des musulmans. En 1989, l’année suivante, Imam Khomeini, feu fondateur de la République islamique d’Iran, avait émis une Fatwa contre l’apostat. Rushdie a depuis vécu en clandestinité sous la protection policière, disparu de la circulation.

À New Delhi, le 19 février 1989, les musulmans contre Rushdie @KeyStone

Des analystes s’interrogent sur le moment de cette tentative d’attaque. Cet événement tout comme  les allégations selon lesquelles l'Iran aurait planifié l’assassinat de  John Bolton, ancien conseiller américain à la sécurité nationale ainsi que de Mike Pompeo, ancien  chef de la diplomatie américain de gouvernement Trump ne semblent  pas être une coïncidence. La partie occidentale cherche-t-elle en planifiant de tels scénario à influer le cour des pourparlers à Vienne ?

Les pourparles de Vienne @Irna

Seyed Mohammad Marandi, l’un des conseillers de l'équipe négociatrice iranienne a tweeté à ce propos : « Je ne verserai pas de larmes pour un écrivain qui fait preuve une haine et un mépris sans fin pour les musulmans et l'islam. »

« Mais quand nous nous approchons d'un accord nucléaire potentiel, les États-Unis se mettent à accuser l’Iran de vouloir  assassiner Bolton... Mais n'est-ce pas étrange ? Qu’y a –t-il derrière ?  »

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