Aug 16, 2022 15:13 UTC

Au sommaire :

1- Nucléaire : le « oui » conditionnel de l’Iran à l’Europe

L’Iran dit avoir fourni à l’Union européenne sa conclusion finale sur les pourparlers visant à relancer l’accord nucléaire de 2015, connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (JCPOA), et c’est maintenant au tour des États-Unis de faire preuve de réalisme et de flexibilité s’il veut vraiment qu’un accord final soit conclu.

Plus tôt lundi, le ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian a déclaré que Téhéran présenterait sa conclusion finale sur les pourparlers de relance du JCPOA d’ici minuit, heure locale.

« Nous transmettrons notre conclusion finale sur les questions en suspens au coordinateur de l’UE par écrit d’ici minuit aujourd’hui pour voir quels commentaires il aura et quelle réaction les États-Unis montreront », a-t-il déclaré.

Le chef de la diplomatie iranienne a ajouté que si les États-Unis montraient une réaction réaliste et flexible à l’offre de l’Iran, « nous serions sur le point d’être d’accord », ajoutant : « La partie américaine a accepté oralement deux propositions proposées par l’Iran ».

« Cependant, les États-Unis... veulent obtenir plus de concessions [de l’Iran] et ne font pas preuve de flexibilité. Nous devons parler davantage et les parties qui essaient de rapprocher nos positions devraient [essayer de] rapprocher les Américains de nos points de vue logiques », a déclaré Amir-Abdollahian.

Il a ajouté que c’était au tour des États-Unis de faire preuve de flexibilité en raison de leurs problèmes internes, affirmant que l’acceptation orale par Washington des deux offres iraniennes « doit se transformer en un texte et qu’il doit faire preuve de flexibilité sur une question ».

Source : PressTV

2- France : l’amiral Vandier est-il devenu fou ?

Même si l’on comprend que derrière ces scénarios apocalyptiques il y a un état-major qui fait la manche pour ses armées (terre, air, mer), selon la bonne vieille recette de la psychose et du budget, l’annonce est quand même inquiétante dans le registre de l’escalade verbale. Et même si l’on sait que le capitalisme dans sa crise ultime a besoin de la guerre pour se régénérer, aux dépens des peuples bien entendu, on a le droit de regarder l’Histoire et de ne pas répéter les conneries passées.

Ce n’est visiblement pas ce qui a préoccupé l’amiral Vandier, qui fait preuve ici d’une assurance assez dangereuse, quand on connaît le développement exponentiel de la puissance militaire marine chinoise...

Il ne s’agit pas de se coucher, mais de ne pas faire de guerre inutile au profit de l’oligarchie mondialiste et de l’Empire américain.

Vandier ou Viandier ?

Sans nous demander notre avis, à nous victimes potentielles de leur « engagement », ces responsables militaires, qui font semblant de demander l’aval de l’Assemblée nationale, jouent avec notre futur et nos vies.

L’amiral présomptueux est cité par Opexnews, qui développe ses informations dans un long thread.

En voici les extraits les plus significatifs. On y apprend en passant que « la mer n’est pas vide ». Tenez-vous bien au bastingage, parce que ça va tanguer sévère dans vos têtes.

Au soir de l’engagement, outre la bravoure des combattants, ce sont les choix du temps long qui font la différence et permettent d’affronter l’imprévisible. C’est ce qu’on a en stock au soir de la guerre qui permet de la gagner. »

À l’heure actuelle, les Chinois construisent une flotte de cinq brise-glace pour s’offrir la possibilité de basculer leurs forces du Pacifique vers l’Atlantique, avec l’amitié des Russes. »

En mer, les Russes sont régulièrement à moins de 2000 mètres de nos navires ; leurs systèmes d’armes sont actifs, comme ils nous le font régulièrement savoir en illuminant nos bâtiments avec leurs radars de conduite de tir. » « Il faut que les systèmes se parlent et que les armes soient compatibles. Nous devons préparer la capacité à combattre ensemble. Contre la marine chinoise, nous gagnerons si nous nous battons ensemble, en coalition. »

Vous avez dit tension ?

Notre amiral Folamour a donné les clés de son engagement, qui nous emportera avec lui, sauf que lui aura le cul bien au chaud, et nous des têtes nucléaires au-dessus de la tête.

On comprend que nous sommes la flottille de l’OTAN, donc des Américains, et que notre futur ennemi, après la Russie, sera la Chine, qui n’a déclaré pourtant de guerre à personne depuis sa libération, en 1949.

Certes, elle a participé aux guerres de Corée et du Viêt Nam, mais pour limiter l’avancée des Américains dans la péninsule indochinoise, de la même manière qu’ils le feront avec la Russie 30 ans plus tard, après la fin du pacte de Varsovie. On ne change pas une équipe de néo cons fous qui gagne (pas souvent), dans l’état-major de l’Empire.

Vandier, lui, tranquillement, assure que ça va péter sur mer et qu’il se prépare à cette confrontation.

Et il nous prépare aussi, mentalement, à crever pour ses maîtres, soit les élites mondialistes et le bras armé de l’Empire, qui va de l’épaule, le Pentagone, à la main, l’OTAN. Les Américains veulent briser la Chine avant qu’elle ne les domine, et ils envoient Vandier faire le garçon de courses.

Source ; Égalité et réconciliation

3- Ukraine : le chantage nucléaire !

Le 11 août 2022, l’artillerie ukrainienne a de nouveau tiré sur la centrale nucléaire de Zaporodje, située à Energodar sur la rive gauche du Dniepr, tout comme la propagande ukro-atlantiste, dans un débilisme paroxysmique, accuse la Russie de ces bombardements.

Dans un article précédent j’avais déjà rendu compte des bombardements de Kiev sur cette centrale nucléaire qui est la plus grande d’Europe, lit-on dans papier du site Réseau international.

Ces nouveaux bombardements ukrainiens dont la majorité des munitions tirées ont été interceptées par la défense antiaérienne russe ont quand même réussi à endommager une centrale thermique et le système d’alimentation des piscines chargées du refroidissement des réacteurs du site nucléaire.

Ce sont surtout des obus, beaucoup plus difficiles à intercepter que des roquettes ou missiles qui ont frappé la centrale, tirés par des obusiers de 152 mm appartenant à la 44e brigade d’artillerie ukrainienne déployée à Nikopol, sur l’autre rive du Dniepr.

Comme d’habitude, l’appareil politico-médiatique ukro-atlantiste accuse la Russie d’avoir bombardé la centrale (où sont ses propres unités de défense !) et le seul fait que le régime de Kiev n’utilise pour ces attaques terroristes que des systèmes d’armes d’origine soviétique communs aux 2 armées prouve que cette inversion accusatoire est un des objectifs principaux de son opération contre la centrale d’Energodar.

Les observations ainsi que les indices laissés par les bombardements confirment l’évidence de leur origine ukrainienne jusqu’à la localisation des points de tirs utilisés par la 44e brigade

Quels sont les objectifs des bombardements ukrainiens ?

Même si leur degré de leur folie suicidaire est historique, ces bombardements ukrainiens sur le site nucléaire répondent à des objectifs facilement identifiables :

Diaboliser la Russie pour relancer les soutiens pro-ukrainiens médiatiques, économiques et militaires occidentaux qui commencent à s’essouffler,

Menacer la sécurité de la Crimée russe (à moins de 200 km) et des régions de la Novorossiya qui ont été déjà libérées (Kherson, Zaporodje et Donetsk),

Éloigner de Khers

Source : Réseau international

4- Ah ! Ces usuriers sionistes !

La guerre d’Israël contre l’argent liquide passe un cap décisif.

À partir de lundi, ce sera une infraction pénale en Israël de payer plus de l’équivalent de 1700 dollars en espèces à une entreprise ou de 4360 dollars en espèces à un individu, alors que le gouvernement intensifie sa guerre en cours contre l’argent tangible.

C’est une guerre qui a commencé sérieusement avec l’adoption en 2018 de la loi sur la réduction de l’utilisation de l’argent liquide. Les entreprises et les particuliers israéliens ont commencé à faire face à des limites sur les transactions en espèces en janvier 2019. Cependant, le 1er août, ces limites sont réduites de près de moitié.

« Nous voulons que le public réduise l’utilisation de l’argent liquide », a déclaré Tamar Bracha, responsable de l’application de la loi pour l’administration fiscale israélienne, à The Media Line.

« L’objectif est de réduire la fluidité des liquidités sur le marché, principalement parce que les organisations criminelles ont tendance à compter sur l’argent liquide. En limitant son utilisation, l’activité criminelle est beaucoup plus difficile à mener. »

Israël limite également la mesure dans laquelle l’argent liquide est utilisé dans les transactions impliquant plusieurs méthodes de paiement. Si la valeur totale de la transaction est supérieure aux seuils ci-dessus, l’argent liquide ne peut être utilisé que pour 10 % de l’achat. Les achats de voitures sont soumis à une limite plus élevée de 50 000 NIS (nouveaux shekels israéliens) – environ 14 700 $.

Les contrevenants sont passibles de pénalités pouvant atteindre 25 % de la transaction pour les particuliers et 30 % pour les entreprises.

Selon Israel National News, le gouvernement a amassé l’équivalent de 5 milliards de dollars d’amendes depuis le début des restrictions en 2019.

Toutes les transactions ne sont pas affectées, comme l’explique The Media Line :

« Il y a quelques exceptions à la nouvelle loi : les institutions caritatives, qui sont les plus courantes dans la société ultra-orthodoxe ; et le commerce avec les Palestiniens de Cisjordanie, qui ne sont pas citoyens d’Israël. Dans ce dernier cas, les transactions comprenant de grandes quantités d’argent liquide seront autorisées, mais elles nécessiteront un rapport détaillé à l’autorité fiscale israélienne. »

Cependant, dans l’approche progressive d’Israël visant à éliminer l’argent liquide de la société, ces exceptions sont destinées à expirer.

Suppression intégrale du cash à venir pour amener la société digitale sous contrôle

Le ministère israélien des Finances prévoit de présenter une proposition au parlement pour criminaliser la simple possession d’argent liquide dépassant une certaine somme. Une version de la proposition a fixé le plafond de possession à l’équivalent en shekel de seulement 14 700 $.

Des limites comme celle d’Israël ne sont qu’une façon de travailler à la suppression du liquide d’une population.

Un document du Fonds monétaire international de 2017 décrivait d’autres tactiques, notamment l’abolition des billets de grande valeur, l’imposition d’exigences de déclaration sur les transactions en espèces au-delà d’un certain seuil, l’obligation de déclarer des espèces à l’entrée ou à la sortie d’un pays ou l’application d’une taxe supplémentaire lorsque des espèces sont utilisées. Divers pays et blocs économiques ont déjà commencé à mettre en œuvre des mesures à partir de ce menu.

Une guerre contre l’argent liquide n’est pas la seule façon dont Israël ouvre la voie à un avenir autoritaire.

5- OTAN : la guerre Grèce/Turquie ?

la Turquie vise le désarmement des îles grecques de la mer d’Égée

La Turquie vise le désarmement des îles grecques de la mer d’Égée et s’apprête à porter cette affaire devant le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Le commandement des forces armées turques a affirmé qu’un éventuel renforcement de la présence militaire grecque en mer d’Égée serait perçu comme une menace intolérable contre la sécurité et les intérêts nationaux turcs.

Abondant dans ce sens, un officiel du Ministère turc des Affaires étrangères assure que la Turquie ne permettra pas un éventuel armement des îles grecques de la mer d’Égée et qu’Ankara dispose de tous les arguments légaux pour porter cette affaire devant les juridictions internationales.

Selon de nombreux analystes, cette revendication turque était prévisible à la lumière de la montée en puissance de la Turquie et la projection de ses forces en Azerbaïdjan, en Irak, en Libye, en Syrie et même en Ukraine à travers le déploiement de ses fameux drones d’attaque Bayraktar TB-2, lesquels se sont particulièrement illustrés lors du conflit du Nagrony Karabagh. Les Turcs remettent en cause depuis des décennies le découpage territorial et surtout les frontières maritimes avec la Grèce et sentent non seulement qu’ils disposent de suffisamment de puissance et d’influence mais que le contexte international actuel est favorable pour « corriger » ce qu’ils estiment être une « erreur historique » héritée du chaos ayant succédé à la chute finale de l’Empire ottoman et la Première guerre mondiale.

Pays membre de l’OTAN et l’un des alliés les plus important de Washington en Eurasie, la Turquie ne cesse de réadapter sa nouvelle stratégie visant à « récupérer » ce que ces théoriciens appellent « l’aire d’influence géopolitique naturelle de l’ancien empire ottoman » à l’ombre de la contre-attaque généralisée de l’Empire américain contre ses rivaux éventuels : la Chine et la Russie mais également l’Europe.

La Grèce et la Turquie abritent des bases militaires US sur leurs territoires.

 

Mots clés