Aug 18, 2022 12:56 UTC

Au sommaire 1- Médias israéliens : Téhéran tire les vers du nez Washington… et l’accord est mauvais pour « Israël »

Selon des sources politiques citées par les médias israéliens, « l’Iran est sur le point de signer l’accord nucléaire en échange des grandes puissances ».

Les sources politiques ont déclaré qu’« Israël considère l’accord actuel comme un mauvais accord », soulignant qu’il « se prépare à différents scénarios ».

Les médias israéliens ont souligné que « le système israélien travaille sur le diagnostic des tendances et des scénarios ».

Dans ce contexte, la chaîne israélienne Kan a rapporté qu’« il y a une préparation de l’opinion publique en Israël à la possibilité de signer un accord nucléaire entre l’Iran et les grandes puissances ».

Le commentateur des affaires politiques de Kan, Gili Cohen, a affirmé que le Premier ministre israélien Yair Lapid « aura une discussion avec le ministre de la Défense Benny Gantz et le Premier ministre suppléant Naftali Bennett sur cette question ».

Cohen a ajouté que la discussion aura également lieu sur « comment ils se préparent en Israël à la possibilité d’un accord nucléaire avec l’Iran, car Israël s’oppose fermement au retour à l’accord nucléaire ».

Amir Bohbot, un commentateur des affaires militaires pour le site Internet israélien Wallah, a déclaré qu’« Israël ne restera pas tranquille face à l’évolution des négociations entre l’Iran et les États-Unis sur le projet nucléaire ».

« On estime qu’un conflit sur la question entre les États-Unis et Israël risque bientôt d’éclater, et même s’il y a un effort pour le garder dans les coulisses, il se faufilera à l’étranger », a déclaré Bohhbot.

Selon Bohbot, « les Iraniens tirent les vers du nez des Américains », ajoutant qu’« ainsi les États-Unis ne présentent pas une option militaire fiable ».

Mardi 16 août, le site du journal Yedioth Ahronoth a commenté les négociations nucléaires de l’Iran avec les pays occidentaux, et la réponse iranienne à la proposition européenne, notant la crainte au sein d’« Israël » de revenir à l’accord nucléaire, et les concessions que Washington pourrait faire à la dernière minute à Téhéran, notamment sur la question des « dossiers ouverts », ainsi que la crainte que Washington renonce à ses engagements passés envers « Israël ».

Cela survient après que l’Iran a répondu au « texte final » soumis par l’Union européenne concernant l’accord sur le nucléaire. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a appelé Washington à faire preuve de souplesse pour relancer l’accord de 2015.

Plus tard, le porte-parole du département d’État américain, Ned Price, a confirmé que les États-Unis d’Amérique continueraient d’étudier la proposition de l’Iran, ajoutant : « Nous consultons à ce sujet nos partenaires européens ».

La Commission européenne a également annoncé que l’Union européenne étudiait la réponse de l’Iran au « texte final » sur l’accord nucléaire, et que l’Union européenne consultait ses partenaires sur la question.

Le délégué de la Russie auprès des organisations internationales, Mikhail Ulyanov, a qualifié la réponse iranienne à la proposition européenne de « constructive » et a déclaré que « la balle est désormais dans le camp de Washington ».

Source : Al-Mayadeen

2- F-35 : les Suisses signent une pétition contre 

Devant permettre l’achat de 30 à 40 nouveaux avions de combat afin de remplacer les F/A-18 Hornet et les F-5 Tiger II de la force aérienne suisse, le programme Air 2030 avait bien failli passer à la trappe, son financement n’ayant été approuvé que par 50,1 % des électeurs lors d’une votation organisée en septembre 2020, à l’initiative du Groupe pour une Suisse sans armée [GSsA]. Et cela alors que les sondages donnaient une confortable avance au camp du « oui ».

Dix mois plus tard, le Conseil fédéral suisse fit part de son intention d’acquérir auprès du constructeur américain Lockheed-Martin 36 chasseurs-bombardiers « furtifs » F-35A Block 4 [une version qui n’est pas encore opérationnelle et dont le développement a pris du retard en plus de générer des surcoûts, ndlr] pour un montant de 5,07 milliards de francs suisses. Et cela, aux dépens du Rafale de Dassault Aviation [donné favori], de l’Eurofighter Typhoon et du F/A-18 Super Hornet de Boeing.

Ce choix étonna plus d’un expert aéronautique… Cela étant, lors de la conférence de presse qu’elle donna à l’époque, la ministre suisse de la Défense, Viola Amherd, fit valoir que le F-35A présentait le « meilleur rapport coût/bénéfice », avec des notes « largement supérieures » à celles obtenues par ses trois concurrents.

Cependant, les opposants à l’achat d’avions de combat ne tardèrent pas à donner de la voix. Et, quelques semaines plus tard, le comité « Allianz gegen den F-35 » [Alliance contre le F-35], réunissant le GsSA et des partis de la gauche suisse, lança une campagne pour obtenir au moins 100 000 signatures afin de déposer une initiative auprès de la Chancellerie fédérale en vue d’organiser un vote sur la commande de ces 36 F-35A.

Pour cela, ce comité mit en ligne un site Internet [stop-f35.ch], pour lequel il ne fallait pas se tromper d’adresse, stopf35.ch renvoyant vers le site swiss-f35.ch, favorable à l’achat de l’aviation américain. Quoi qu’il en soit, un an plus tard, plus de 120 000 signatures ont été collectées, dont 103 000 authentifiées.

« Malgré les conditions de récolte difficiles pendant la pandémie de Covid et les interférences de la ministre de la Défense Viola Amherd dans le processus depuis le début de la guerre en Ukraine, nous avons récolté les signatures nécessaires en un temps remarquablement court », a fait valoir Pauline Schneider, la secrétaire du GSsA.

Probablement que certaines révélations de la presse ont favorisé cette collecte… comme celles faites en janvier par le magazine Republik, récemment confirmées par la SRF [Schweizer Radio und Fernsehen], document à l’appui, selon lesquelles Paris et Berne négociaient un accord prévoyant, en cas du choix du Rafale, un soutien de la France à la Suisse dans les dossiers relatifs à l’Union européenne ainsi que la cession des recettes fiscales provenant des salaires des travailleurs frontaliers à huit cantons suisses [ce qui aurait rapporté 3,5 milliards de francs suisses en dix ans].

« La notion de prix fixe mentionnée dans la “Lettre d’offre et d’acceptance” [LOA] n’est pas clairement définie. Le CDF ne peut pas dire quel type de contrat à prix fixe a effectivement été conclu, respectivement si cela correspond à un prix forfaitaire selon la conception du droit suisse. D’autres éléments, comme la mention répétée de “coûts estimés”, laissent planer le doute quant à un prix fixe au sens de forfaitaire », a ainsi résumé la Tribune de Genève. En tout cas, Armasuisse a été appelée « à compléter son inventaire des risques avec les aspects financiers ».

Quoi qu’il en soit, les opposants au F-35 ont fini par déposer leur initiative, le 16 août. Ce qui, théoriquement, ouvre la voie à une votation, dont le résultat pourrait porter un rude coup à la force aérienne suisse, faute de pouvoir remplacer ses F/A-18 Hornet qui arrivent au bout de leur potentiel ; d’autant plus qu’une telle consultation est de nature à susciter un débat au cours duquel l’avion américain sera passé au crible… D’ailleurs, il a déjà commencé, le conseiller national Pierre-Alain Fridez [socialiste] ayant déjà ouvert les hostilités en publiant un livre, dans lequel il demande si le choix du F-35 est une « erreur grossière ou un scandale d’État ».

Cela étant, il n’est pas certain que cette votation puisse se tenir… En effet, l’offre faite par la partie américaine est valable jusqu’au 31 mars 2023. En clair, les contrats doivent impérativement être signés avant cette date butoir. Faute de quoi, de nouvelles conditions d’achat seront à renégocier. D’où la tentation d’un « passage en force », sans attendre le résultat d’un vote, qui ne peut pas avoir d’effet rétroactif. Et Mme Amherd a prévenu qu’elle officialiserait la commande de F-35A dès que le Parlement [ou Assemblée fédérale] l’en aura autorisée.

D’après AGEFI, il n’est pas exclu que l’initiative « Stop F-35 » soit déclarée nulle par l’Assemblée fédérale « pour cause de non-applicabilité temporelle ». Ce qui ne serait pas inédit, une décision similaire ayant été prise en 1955. « Mais invalider une initiative populaire est une décision délicate qui ne doit être prise que dans des cas exceptionnels et avec une argumentation solide », prévient cette agence de presse.

Source : Opex360

3- Les USA volent le pain afghan  

76 citoyens états-uniens, victimes des attentats du 11 septembre 2001, ont écrit au président Joe Biden pour qu’il débloque les 7 milliards de dollars appartenant au gouvernement afghan.

Ils font valoir que les poursuites qu’ils ont menées, ne visaient pas à affamer le peuple afghan, mais à punir les responsables des attaques.

Une sourde bataille oppose les familles des victimes du 11 septembre, certaines espérant enfin recevoir les indemnités que les tribunaux leur ont accordées.

Rappelons que, le 3 octobre 2012, le juge George B. Daniel du district sud de New York, a fixé les dommages à 6 050 513 805 $, alors même qu’aucune procédure n’a établi qui étaient les coupables. Le président Biden, se fondant sur le rapport de la Commission présidentielle du 9/11, en tient Al-Qaïda comme coupable principal et l’Afghanistan comme complice. Il a donc bloqué les avoirs afghans aux États-Unis lors de la chute de Kaboul et a assassiné le leader d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri.

Source : Réseau Voltaire

4-Guerre : l’armée française perdra ! 

Les politiques et les experts militaires français se posent des questions sur les capacités militaires de la France. Le conflit en Ukraine et les menaces terroristes tout comme l’incapacité de l’armée française à pacifier la zone du Sahel obligent ces personnalités à revoir la stratégie militaire de la France sur sa capacité en armes et munitions, mais aussi sur sa coopération avec des États ayant pourtant été réputés comme des partenaires fiables allant même à former comme avec l’Allemagne, le fameux couple franco-allemand. « Les moyens du dispositif militaire français sont-ils proportionnés pour mener de front notre action antiterroriste au Sahel et la défense du flanc est de l’Europe ? », se demandent-ils.

Le couple franco-allemand ne marche pas et menace la défense française. Joël Barre, Délégué général pour l’armement a fait l’état des lieux lors d’une audition à la commission de la défense de l’Assemblée nationale en juillet dernier. Le compte rendu a été publié ce 10 août sur Twitter. Tout d’abord, Joël Barre confirme ce qu’Observateur Continental avait déjà analysé dans ses articles sur les projets SCAF et MGCS. Titrant, « Le nouveau char franco-allemand sous la direction politique de l’Allemagne », Observateur Continental annonçait déjà la faillite de ce projet.

Même si Joël Barre signale que « nous butons toujours sur l’arrivée de Rheinmetall dans le programme, en particulier, sur le canon du char du combat du futur », et que « nous n’avons pas encore trouvé, entre Rheinmetall et Nexter », il reste optimiste sur le programme MGCS, car, selon lui, « il n’est toutefois pas arrêté », car « nous sommes en phase d’étude d’architecture système jusqu’au printemps 2023 ». Laurent Jacobelli, membre de la commission de la défense nationale et des forces armées et porte-parole du RN, a lancé : « La vision gaullienne de l’Europe des projets, pays par pays, montre ses limites dans notre collaboration avec l’Allemagne » ; « Le MGCS prend du retard et force est de constater que nos partenaires allemands travaillent aussi sur leur propre projet de char, privilégiant leur intérêt national ».

Il précise aussi, comme Observateur Continental l’avait aussi analysé : « Selon le PDG de Dassault Aviation lui-même, le projet de SCAF connaît aussi quelques problèmes ».

Capacité de la France pour une guerre de « haute intensité » ? « Le modèle capacitaire que nous développions n’était pas suffisamment orienté vers une crise de “haute intensité” rapide. “Il faut accélérer l’effort pour la haute intensité”, a informé Joël Barre qui fait savoir qu’“on est maintenant bien plus préoccupé par le retour des puissances” même “si le terrorisme était la priorité de la LPM 2019-2025”.

Pour lui, “les points faibles” sont “les stocks de munitions, même si 7 milliards d’euros sont prévus dans la LPM pour compléter et développer de nouveaux missiles ou de nouvelles munitions”. Il annonce que “la poursuite de l’effort fera l’objet de la prochaine LPM annoncée par le président français.”

À contrario, le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu réfute “les annonces alarmistes, parues dans la presse, sur les capacités de défense de la France en cas d’attaque, et notamment ce qui a été prétendument extrait du rapport Thiériot-Mirallès, sur un stock de munitions qui ne permettrait pas de tenir plus de deux semaines”.

Pourtant, le chef d’état-major des armées, Thierry Burkhard, qui a été l’un des premiers à évoquer la possibilité du retour aux combats de “haute intensité” et la nécessité pour les armées de s’y préparer en durcissant les entraînements et en pensant la guerre probable, évoque “une logique faible stock” qui “a prévalu, considérant qu’on pouvait faire beaucoup à flux tendus”, mais qu’“on s’aperçoit que c’est plus difficile avec les munitions”. Il accuse “l’absence de moyens financiers pour maintenir les flux” ce qui “a créé des dépendances”.

À la question si “l’armée française peut à la fois gérer des opérations en Afrique et un conflit majeur de ‘haute intensité’ ?”, Thierry Burkhard répond qu’il n’y a plus aucun pays capable d’agir seul : “Dans la ‘haute intensité’, on privilégie la défense collective” ; “C’est la raison d’être d’alliance comme l’Union européenne ou l’OTAN”.

Le retour de la guerre de “haute intensité”. Le rapport Thiériot-Mirallès évoque “le retour de  »l’attrition » » en raison de la ‘nouvelle donne stratégique et tactique’ : ‘Par ce terme technique, les armées désignent avec pudeur la perte de pilotes, les tués et les blessés au combat, les disparus en mer, les destructions d’appareils, l’épuisement des stocks et des ressources, des données quasiment absentes de la planification depuis trente ans’. Le même rapport liste pour 2021, 222 chars de bataille, 254 avions de combat, 19 grands bâtiments de surface dans l’armée française et constate que ‘l’armée de Terre qui comptait quinze divisions à la fin de la guerre froide, soit environ 300 000 militaires, n’a plus que l’équivalent de deux divisions’. À titre d’exemple, ‘dans le Haut-Karabakh, les Arméniens ont perdu 220 chars dans le conflit, soit rigoureusement notre parc de Leclerc’, que ‘170 lance-roquettes ont été détruits’, que ‘nous en avons 13’. Il prévient, également, qu’‘avec 117 Rafale et un taux de disponibilité qui peut difficilement dépasser 0,7, l’armée de l’Air et de l’espace n’a en réalité que 80 avions de chasse  »bons de guerre » ».

Ainsi, « dans le cas d’un conflit de « haute intensité », seule une trentaine d’avions de combat environ seraient véritablement disponibles pour mener le combat conventionnel au début ». Le rapport Thiériot-Mirallès pointe le doigt sur « la nécessité de reconstituer les stocks de munitions pour faire face à un conflit de « haute intensité » », rejoignant l’expertise de Thierry Burkhard et de Joël Barre.

Ainsi, la France doit préparer sa population à accepter dans l’avenir plus de pertes en matériel militaire et humaines dans ses armées. Mais, elle n’est pas encore prête à affronter une guerre de « haute intensité » ce qui est pourtant, de nouveau, la norme dans une guerre du XXI siècle.

Source : RT

5-Kosovo : l’OTAN menace 

Une vingtaine de jours après de nouvelles tensions dans la région du Kosovo, le chef de l’Alliance atlantique a évoqué la possibilité d’une intervention de la «force de maintien de la paix de l’OTAN au Kosovo».

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a appelé ce 17 août les dirigeants de Serbie et du Kosovo, qu’il rencontrait à Bruxelles, au «dialogue de bonne foi [pour] empêcher une nouvelle escalade». «Il incombe [...] aux responsables à Belgrade et Pristina d’empêcher une nouvelle escalade. J’appelle toutes les parties à faire preuve de retenue et à éviter la violence», a déclaré le chef de l’Alliance atlantique, lors d’une conférence de presse au côté du chef d’État serbe Aleksandar Vucic.

Jens Stoltenberg ne s’est toutefois pas contenté de préconisations, évoquant la possibilité d’un engagement militaire : selon lui en effet, la «force de maintien de la paix de l’OTAN au Kosovo» (Kfor) est «prête a intervenir si la stabilité était menacée», afin notamment d’assurer «la liberté de mouvement pour tous les habitants» du territoire revendiqué par la Serbie.

Jens Stoltenberg devait s’entretenir ensuite avec le Premier ministre kosovar Albin Kurti, une vingtaine de jours après une nouvelle montée des tensions entre populations serbes et albanaises du Kosovo. En cause : les autorités de Pristina avaient annoncé fin juillet une mesure visant à déclarer invalides les documents d’identité serbe dans la région à partir du 1er août. Elles ont finalement fait savoir, dans la nuit du 31 juillet au 1er août, qu’elles renonçaient momentanément à l’entrée en vigueur de cette mesure, repoussant sa mise en application au 1er septembre.

«La police et l’armée serbes n’ont à aucun moment franchi» la frontière avec le Kosovo lors des incidents de juillet, a affirmé à ce sujet Aleksandar Vucic, ce 17 août. Le président serbe a accusé Pristina d’«avoir menti sur ce point comme sur tout le reste depuis 180 jours, en invoquant une attaque [...] qui n’a et n’aura jamais lieu». Pour rappel, le Kosovo a proclamé unilatéralement son indépendance vis-à-vis de la Serbie en 2008. S’il est reconnu par les États-Unis et la plupart des pays occidentaux, il ne l’est pas par la Serbie, la Russie, la Chine, l’Inde ou encore l’Espagne.

Source : RT

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