Sep 21, 2022 13:59 UTC

Au sommaire :

. L'Iran va importer 9 millions de mètres cubes de gaz russe

Le ministère iranien du Pétrole a annoncé lundi qu'il achèterait quotidiennement 9 millions de mètres cubes de gaz russe via l'Azerbaïdjan.

Dans un rapport détaillé, le ministère iranien du Pétrole a annoncé l'accord de 40 milliards de dollars signé en juillet entre la National Iranian Oil Company (NIOC) et Gazprom.

Le ministère iranien a également déclaré qu'il recevrait bientôt 6 millions de mètres cubes de gaz par jour de la Russie dans le cadre d'un accord d'échange pour l'exporter sous forme de Gaz naturel liquéfié  vers d'autres pays au sud du pays.

L'accord prévoit également l'achèvement des gazoducs Iran-Pakistan-Oman, ainsi que la finalisation d'un certain nombre de projets de production de GNL dans le pays.

Le développement des champs gaziers iraniens de Kish et Pars Nord, ainsi que le développement de six champs pétrolifères, l'augmentation de la pression dans le champ gazier Pars Sud, l'achèvement de projets GNL, l'échange de gaz et de produits pétroliers et la construction de pipelines font partie des termes de l'accord, selon Shana du bureau de presse du ministère du Pétrole.

Cependant, les nouvelles données suggèrent que l'Iran a plutôt l'intention d'utiliser les 15 millions de mètres cubes par jour de gaz russe pour renforcer son réseau d'approvisionnement intérieur dans les régions densément peuplées du nord-ouest, ce qui permettra à l'Iran d'exporter des quantités considérables de son gaz naturel vers la Turquie et l'Irak via des pipelines dans l'ouest du pays.

L'Iran a déjà conclu un accord d'échange de gaz avec le Turkménistan et l'Azerbaïdjan en vertu duquel il consomme du gaz turkmène dans ses régions du nord-est et livre la même quantité de gaz à l'Azerbaïdjan.

Source : Tasnim

 

2. Israël fracture l'Europe

Washington n'a toujours pas donné son accord pour la vente à l'Allemagne du bouclier antimissile israélien Arrow 3 conçu conjointement par Aerospace Industries (IAI) et Boeing.

Selon la presse israélienne, l'administration Biden bloque la vente d’un bouclier anti-missiles conçu par Israël Aerospace Industries (IAI) et Boeing.

Ce dispositif a été financé à hauteur de 80%, soit 2,2 milliards de dollars, par les Etats-Unis qui disposent ainsi d'un pouvoir de veto pour les ventes à l'export de ce système.

Ce contrat de 2 milliards d'euros est en discussion depuis le mois de mars, mais les Etats-Unis tentaient de vendre à l'Allemagne un système concurrent, le THAAD, fabriqué par Lockheed Martin. La semaine dernière, Berlin a confirmé que son choix se porterait sur l'Arrow 3 israélien.

Israël aurait approché Washington à plusieurs reprises pour avoir son approbation, mais sans obtenir de réponse. Pour les responsables israéliens, ce silence est le signe d'une opposition, mais en l'absence de rejet officiel, le feu vert n'est pas exclu.

La décision de s'équiper d'un tel bouclier a été prise à la suite de la guerre en Ukraine. Berlin réclame qu'il soit opérationnel dès 2025 sur trois sites en Allemagne pour protéger son territoire, mais aussi la Pologne, la Roumanie et les pays baltes. Ce système de protection est capable d'intercepter des missiles balistiques à plus de 100 kilomètres d'altitude à une portée de 2400 kilomètres.

« Nous devons mieux nous protéger contre la menace russe. Pour cela, nous avons besoin rapidement d'un bouclier antimissile à l'échelle de l'Allemagne », expliquait en mars le rapporteur au Bundestag pour le budget de la défense, Andreas Schwarz en se proposant de jouer « un rôle clé pour la sécurité de l'Europe ».

L'annonce de s'équiper d'un bouclier anti missile américano-israélien est perçue comme un nouveau coup dur de l'Allemagne pour l'unité européenne en matière d'armement. De nombreux signes pointent l'ambition de l'Allemagne de se démarquer de ses partenaires européens en général et de la France en particulier.

Berlin a décidé de ne pas participer à la modernisation des hélicoptères de combat Tigre dont la modernisation se fera sans l'Allemagne qui pourrait s'équiper des AH-64 Apache américains. Ou encore le contrat de 1,43 milliard d'euros avec Boeing pour équiper sa marine de cinq patrouilleurs maritimes P-8A Poseidon plombant ainsi le programme MAWS avec la France. Berlin a aussi choisi de s'équiper de chasseurs F-35 américain au détriment d'appareils européens.

Enfin, deux autres dossiers rendent les relations tendues avec la France. Le Scaf, le système de combat aérien du futur reste un dossier plus que sensible entre la France et l'Allemagne, via leurs industriels Dassault et Airbus. Puis le programme de chars de combat du futur MGCS entre Nexter et Rheinmetall.

Source : BFM TV

 

3. L'Iran envisage l’achat de 64 avions de chasse Su-35

L'Iran a l'intention d'acquérir 64 chasseurs russes Su-35, ce qui permettra au Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) de former cinq escadrons distincts.

Un tiers des avions de combat sera destiné à moderniser l'armée de l'air iranienne d'ici la fin de cette année, tandis que le reste sera reçu par d'autres organes des forces iraniennes. Selon les médias arabes, l'Iran pourra les recevoir jusqu'en 2025.

Le général de brigade Hamid Vahedi a déclaré lundi que l'achat de Su-35 russes était à l'ordre du jour de l'armée de l'air, mais que le pays n'envisageait pas d'acheter les Su-30, alors que les deux sont développés à partir du Su-27. Le Su-35 est un chasseur monoplace et le Su-30 est un avion de combat biplace multi-rôle.

Selon des sources confirmées, l'armée de l'air iranienne a besoin d'au moins 64 avions, dont 24 seront reçus sur commande de l'armée de l'air.

L'acquisition d'un lot aussi important de chasseurs russes Su-35 de génération 4 ++ donnera à l'Iran un avantage indéniable dans la région, sans parler du fait que cinq escadrons de chasseurs Su-35 créeront un très grave problème pour Israël.

Source : Avia.Pro

 

4. Les forces Wagner s'élargissent

Les citoyens d'autres pays peuvent rejoindre l'armée russe en concluant un contrat de service approprié.

Le centre de migration de Sakharovo coopérera avec le ministère de la Défense de la Fédération de Russie et accordera le droit aux citoyens étrangers de conclure un contrat de service dans l'armée russe.

Selon le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, l'institution créera toutes les infrastructures nécessaires qui permettront aux citoyens étrangers d'entrer dans l'armée russe.

« Dans un avenir très proche, le gouvernement de Moscou déploiera une infrastructure à part entière à Sakharovo pour aider le ministère russe de la Défense à organiser l'entrée au service militaire des citoyens étrangers », a déclaré Sergueï Sobianine.

On ne sait pas à quel point l'approche de recrutement de citoyens étrangers peut être efficace, cependant, les experts estiment qu'en réalité, le nombre de candidats peut s'avérer très important, car les anciens citoyens d'autres États ont exprimé leur volonté de servir dans l'armée russe sur une base contractuelle.

Il convient de noter qu'auparavant, la Douma d'État avait adopté une loi simplifiant l'acquisition de la citoyenneté russe par les étrangers qui avaient signé un contrat annuel de service dans les forces armées russes.

Source : Avia.Pro

 

5. Biden alerte Xi sur une violation des sanctions imposées à Moscou et menace de défendre Taïwan en cas de guerre

Le président américain Joe Biden dit avoir prévenu son homologue chinois Xi Jinping d’un risque de fuite des investisseurs si Pékin violait les sanctions imposées à la Russie.

Dans un extrait d’interview à la chaîne CBS devant être diffusée dimanche, M. Biden indique avoir expliqué à M. Xi, lors d’un entretien téléphonique, que violer les sanctions serait « une erreur gigantesque », précisant qu’il n’y avait aucune indication pour le moment que la Chine ait soutenu activement la Russie en lui fournissant des armes.

« J’ai appelé le président Xi – pas du tout pour menacer, juste pour lui dire (…) que si vous pensez que les Américains et d’autres vont continuer à investir en Chine alors que vous violez les sanctions imposées à la Russie, je crois que vous faites une erreur gigantesque », a déclaré M. Biden.

« Pour le moment, il n’y a aucune indication qu’ils (les Chinois) aient proposé des armes ou d’autres choses dont la Russie a besoin », selon le président américain.

Le président américain a en outre affirmé que les troupes américaines défendraient Taïwan en cas de guerre avec la Chine.

Sollicité par l’AFP, un porte-parole de la Maison Blanche a toutefois affirmé dimanche soir que la politique des États-Unis à l’égard de Taïwan « n’avait pas changé ».

La Chine estime que Taïwan, peuplée de quelque 23 millions d’habitants, est l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949.

Lors de son interview, le président US a aussi souligné qu’il n’était pas en train « d’encourager » l’île à déclarer son indépendance formelle. « C’est leur décision », a-t-il déclaré.

Joe Biden avait déjà agacé Pékin en affirmant fin mai que les États-Unis interviendraient militairement pour soutenir Taïwan en cas de guerre avec la Chine. Il était revenu ensuite en arrière, affirmant son attachement à « l’ambiguïté stratégique ».

Ce concept volontairement flou, qui gouverne la politique taïwanaise de Washington depuis des décennies, consiste pour les États-Unis à s’abstenir de dire s’ils interviendraient ou non militairement pour défendre Taïwan en cas de guerre.

Washington applique par ailleurs une « politique d’une seule Chine » : les États-Unis ne reconnaissent officiellement qu’un seul gouvernement chinois, celui de Pékin. Mais, en même temps, ils se gardent d’approuver la position de Pékin selon laquelle Taïwan est une partie inaliénable de la Chine unique qui sera réunifiée un jour. Les États-Unis estiment que c’est à Pékin et à Taipei de trouver une solution.

« Nous sommes en accord avec ce que nous avons signé, il y a longtemps », a estimé Joe Biden lors de son interview.

Les propos de Joe Biden interviennent toutefois après un rapprochement significatif entre les États-Unis et Taïwan, à l’heure où les relations entre Pékin et Washington sont à leur plus bas depuis des décennies.

Mercredi, un projet de loi qui prévoit une première aide militaire directe des États-Unis à Taïwan a franchi une étape clé au Congrès américain.

Quelques jours plus tôt, Washington avait annoncé la vente pour 1,1 milliard de dollars d’armes à Taipei.

Début août, une visite à Taïwan de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, avait aussi provoqué la fureur de Pékin. La Chine avait alors lancé les plus importantes manœuvres militaires de son histoire autour de l’île.

Source : Al Manar

 

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