Sep 22, 2022 14:36 UTC

Au sommaire 1- Le faux charnier d’Izioum La présidence ukrainienne dénonce les crimes russes à Izioum après la découverte d’un charnier contenant près de 150 corps.

La plupart des États occidentaux ont émis des protestations. La présidence tchèque du Conseil de l’Union européenne demande la création d’un Tribunal pénal international.

Décidément les vieilles ficelles marchent toujours. Durant la chute des Ceausescu, en 1989, l’Occident a cru au charnier de Timisoara, en Roumanie. Il s’agissait en réalité de cadavres sortis d’une morgue, puis enroulé dans des fils de fer. Sur le moment, les spectateurs avaient cru aux tortures du régime. Cette fois, pas de charnier non plus. Il s’agit d’un cimetière de 440 soldats ukrainiens enterrés, un à un, par l’armée russe.

Ce qui devrait interroger les Occidentaux, c’est pourquoi certaines unités ukrainiennes ne ramassent-elles pas les cadavres de leurs soldats ? Nous l’avons déjà dit : les « nationalistes intégraux » (qualifiés de « néo-nazis » par les Russes) sont des adeptes du philosophe et mystique Dmytro Dontsov. Ils sont persuadés d’être des descendants des Varègues (une tribu viking de Suède) et de livrer une première bataille du Bien contre le Mal.

Selon leur idéologie, les Walkyries descendent sur le champ de bataille et choisissent les meilleurs guerriers pour constituer l’armée du Crépuscule qui livrera la bataille finale contre les Russes. Les guerriers morts ne le sont donc pas pour rien. Ils sont enlevés par les Walkyries et attendent au Valhalla de participer à la fin des temps.

Source : Voltairenet

2- Clin d'oeil russe à Ben Salman

La Russie a libéré dix mercenaires étrangers qui combattaient en Ukraine après les efforts de médiation réussis du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, a annoncé le ministère des Affaires étrangères du Royaume le 21 septembre.

Dans un communiqué partagé par l'agence de presse saoudienne, le ministère a déclaré qu'un avion transportant les dix mercenaires est arrivé de Russie à Riyad.

Les mercenaires, cinq citoyens britanniques, un Marocain, un Suédois, un Croate et deux Américains, ont été capturés par l'armée russe et ses alliés dans la zone de l'opération spéciale en Ukraine. Le prince héritier saoudien avait été en contact direct avec la Russie et l'Ukraine dans le cadre des efforts de médiation pour leur libération.

« Le ministère des Affaires étrangères exprime la gratitude et l'appréciation du gouvernement du Royaume d'Arabie saoudite à la Fédération de Russie et à l'Ukraine pour leur réponse aux efforts déployés par le prince héritier pour la libération des prisonniers de guerre [prisonniers de guerre] », a indiqué le ministère dans son communiqué.

Suite à l'annonce, la télévision saoudienne Al Arabiya a révélé les efforts en cours pour obtenir un échange de prisonniers de 50 Ukrainiens en échange de 200 Russes. Le prochain échange inclura apparemment Viktor Medvedchuk. L'homme politique et homme d'affaires ukrainien, qui a des opinions proches de la Russie, a été arrêté par les autorités de Kiev en avril.

L'armée russe et ses alliés ont capturé des milliers de soldats de Kiev et de nombreux mercenaires étrangers depuis le début de l'opération spéciale en Ukraine.

La décision de libérer les dix mercenaires est intervenue quelques heures seulement après l'annonce d'une mobilisation partielle en Russie destinée à soutenir l'opération toujours en cours. Moscou, qui se prépare à une bataille décisive en Ukraine, semble toujours ouvert à la diplomatie.

Source : Southfront

3- Hongrie: Orban fera éclater l'UE

Le fossé entre Bruxelles et Budapest se creuse de jour en jour alors que la Hongrie de Viktor Orban perd patience face à la politique suicidaire de l'Union européenne. Après des années de querelles et de menaces de la part de Bruxelles de déclencher le mécanisme tant vanté de «l'État de droit» contre le pays d'Europe centrale, il semble que l'UE se dirige vers l'action, car elle ne peut pas permettre à la Hongrie de devenir un précédent qui servirait de une inspiration « non-conformité » à suivre pour les autres membres.

Le refus de Budapest de couper complètement les liens avec la Russie semble aggraver l'impasse. En conséquence, l'UE a menacé de geler environ 7,5 milliards d'euros de fonds destinés à la Hongrie. Les bureaucrates non élus de Bruxelles utilisent « la corruption et la fraude persistantes » comme prétexte pour cette décision controversée.

La Hongrie sous Viktor Orban est souvent considérée comme un « État voyou » et le principal obstacle aux vaines tentatives de l'UE d'isoler la Russie. Budapest a persisté dans ses demandes d'exemption des sanctions énergétiques anti-russes. En conséquence, il a réussi à maintenir des prix de l'énergie relativement bon marché à un moment où le reste de l'UE traverse une crise économique et financière grâce à la guerre de sanctions suicidaire de Bruxelles. Avec ce qui sera certainement un hiver rigoureux à venir dans quelques mois, de nombreux membres de l'UE sont de plus en plus convaincus que les sanctions contre la Russie ont non seulement échoué à produire les résultats souhaités, mais ont en fait échoué lamentablement et ravagent leurs économies.

Dans un rapport récent, Bloomberg a décrit le dilemme comme suit : "Mais alors que la plupart des États membres se sont engagés dans une ruée désespérée pour garantir des approvisionnements alternatifs en gaz avant l'hiver, Orban a approfondi les liens de son pays avec le Kremlin, exploitant les exemptions qu'il a exigées. Des sanctions de l'UE pour garantir une augmentation des importations de gaz en provenance de Russie.

Bien que les grands médias occidentaux gérés par l'État et les entreprises aient constamment accusé la Hongrie de mener des politiques prétendument « pro-russes », le fait est que Budapest défend simplement ce qui ne peut être décrit que comme de la realpolitik. Péter Szijjártó, ministre hongrois des Affaires étrangères et du Commerce, a toujours déclaré que la question de la sécurité énergétique exige « une approche pragmatique et du bon sens plutôt que des débats philosophiques et idéologiques ».

« La sécurité énergétique est la question la plus critique sur la scène politique internationale aujourd'hui, mais le sujet est maintenant absolument sur-politisé et transformé en une question idéologique. La sécurité de l'approvisionnement énergétique devrait être une question de physique et de mathématiques qui concerne les ressources, les voies d'approvisionnement et le calcul des besoins énergétiques », a déclaré Szijjártó lors du 27e Forum de l'énergie de Bakou début juin.

Certains médias occidentaux accusent même la Pologne et affirment qu'elle « est restée jusqu'à présent un obstacle puissant à ce que Bruxelles déclenche des sanctions importantes en matière d'état de droit », bien que Varsovie soit presque toujours à l'avant-garde des politiques anti-russes du bloc.

« Pendant des années de frustration face au gouvernement hongrois, Orban a été protégé du principal mécanisme disciplinaire de l'UE, connu sous le nom de procédure de l'article 7, grâce au soutien du gouvernement nationaliste de Varsovie – car ce mécanisme nécessite également l'approbation de tous les autres membres », affirme le rapport Bloomberg.

« La guerre en Ukraine a détérioré les relations d'Orban avec le gouvernement polonais, qui a été parmi les plus ardents partisans d'une action ferme contre Poutine, mais pour l'instant les Polonais se tiennent aux côtés d'Orban », conclut-il.

Compte tenu des difficultés que traverse la Hongrie pour sa simple volonté de maintenir sa souveraineté, la question se pose : à quoi peuvent s'attendre les autres membres actuels ou potentiels de l'UE ? Pourquoi la volonté des bureaucrates non élus à Bruxelles passe-t-elle avant la volonté des citoyens de chaque État membre et de leurs élus démocratiques ? Comment Bruxelles compte-t-elle imposer sa politique suicidaire étant donné qu'il y a un démantèlement politique de masse à travers le bloc résultant des politiques anti-russes ?

Source : Southfront

4- Quand Total ment aux Français

Entendu par les députés, Patrick Pouyanné a rejeté l'idée selon laquelle son groupe aurait profité de la crise pour s'enrichir de manière exagérée. Une vision contestée par certains, alors que la gauche revient à la charge pour taxer les surprofits.

« Je ne sais pas définir un surprofit » : lors de son audition ce 21 septembre devant la «mission flash» de l'Assemblée nationale dédiée aux superprofits réalisés par les grandes entreprises de secteurs clés (énergie, carburant, transport maritime), le PDG de TotalEnergies Patrick Pouyanné a tenté de tordre le cou à l'idée selon laquelle le groupe aurait réalisé des profits démesurés à la faveur de l'envolée des prix de l'énergie, mais s'est attiré une volée de critiques. 

Soucieux de démontrer qu'il n'avait «rien à cacher» et que les profits ne «tombent pas du ciel», le patron a rappelé que le groupe avait procédé ces dernières années à de lourds investissements afin d'appuyer une transformation de son portefeuille d'énergies, en particulier dans le gaz naturel liquéfié (GNL), un «pari» qui s'avère gagnant en termes de rentabilité. Suite à ces évolutions, le seuil de rentabilité de TotalEnergies se situe à «25 dollars le baril», contre 100 dollars précédemment.

Et si le prix du baril a nettement grimpé dans la période récente, permettant à l'entreprise de réaliser des bénéfices considérables, Patrick Pouyanné a souligné que le phénomène inverse s'était produit pendant la crise sanitaire, entraînant alors des pertes. «Je n'ai vu personne venir nous dire que c'était un problème», a-t-il insisté, mettant l'accent sur la volatilité des prix à laquelle sont exposées les entreprises de matières premières, qui acceptent «des prises de risques importantes».

«Je ne maîtrise pas le prix du pétrole, ni celui du gaz», a-t-il complété. Egalement interrogé sur le faible niveau de ses contributions fiscales et sociales payées en France, le dirigeant a expliqué que l'essentiel de ses activités de production de pétrole et de gaz se trouvaient à l'étranger, les activités françaises de TotalEnergies étant centrées sur le raffinage, une activité dans laquelle le groupe «a perdu de l'argent». 

Pour la France, TotalEnergies verse entre «1,6 et 1,9 milliard d’euros par an au budget français», a-t-il ajouté.

Source : RT

5- La Russie s'élargit

Aujourd’hui les parlements des Républiques de Donetsk et de Lougansk ainsi que des régions de Kherson et Zaporijia (ville de Melitopol) se sont prononcés en faveur d’un rattachement de leurs entités à la Fédération de Russie. Les présidents et chefs de région ont décidé de consulter les citoyens par référendum, qui auront lieu du 23 au 27 septembre.

À Moscou Vlasheslav Volodin, président de la Douma fédérale a déclaré que le Parlement soutiendrait les résultats du referendum.

La décision finale a été prise le week-end dernier au Kremlin : Vladimir Poutine validera les résultats des référendums et prononcera le rattachement de ces 4 entités de l’ex-Ukraine à la Fédération de Russie.

Au vu des possibilités de réaction « négative » (!) des pays occidentaux, le Parlement Russe a aujourd’hui mis en place des dispositions juridiques qui s’appliqueront si un ordre de mobilisation est donné par le Kremlin (détails en fin d’article).

Plusieurs mesures que je ne détaillerai pas ont été prises tant concernant la défense civile dans les principales villes de Russie que la mise en alerte de plusieurs unités, y compris dans le domaine de la guerre cybernétique.

En Biélorussie le président Loukachenko a également ordonné des « préparatifs pour la défense de l’État selon les normes du temps de guerre » (agence BelTA).

Les habituels idiots qui prévoyaient la victoire de l’Ukraine suite à leur contre-offensive à Izioum (qui leur a coûté quelques milliers de morts…) vont tomber de haut. Et nous allons montrer à Ursula von der Leyen que nous n’avons pas besoin de démonter nos lave-vaisselles et réfrigérateurs pour réparer notre matériel militaire.

Car il ne fait quasiment aucun doute que l’OTAN va dans un premier temps intensifier son aide à l’Ukraine en livrant en particulier des missiles balistiques à longue portée (permettant donc de frapper la Russie en profondeur). Ceci signifiera, le Kremlin l’a encore répété hier, l’entrée en guerre effective de l’OTAN. Et bien entendu nous en tirerons les conséquences, des frappes contre les bases OTAN en Europe seront une première réponse.

Les forces de l’OTAN actuellement déployées en Europe n’ont aucune chance contre nos forces. Rappelons que nous n’utilisons actuellement, en Ukraine, qu’une petite partie de notre potentiel tant en matériel qu’en hommes. Si l’OTAN s’engage, nos forces en réserve vont rapidement entrer en action. N’oublions pas également que l’Europe a quasiment épuisé ses stocks de munitions en livrant en Ukraine… Je faisais remarquer il y a quelques semaines, qu’une fois que les stocks seraient vides, nous pourrions bien en profiter… On y arrive. Il est clair que dans ce cas de figure, tout réapprovisionnement de l’OTAN depuis les États-Unis sera une cible légitime dans les pays membres de l’OTAN !

La seule interrogation est donc ce que feront les États-Unis. Il est certain que le Kremlin, ayant à sa disposition des informations que bien entendu je n’ai pas, a intégré cette question en prenant sa décision. Le président Poutine et le ministre de la Défense devraient s’adresser au peuple russe ce soir.

De toute manière la Russie n’a pas le choix, comme il a déjà été expliqué plusieurs fois : C’est un combat de civilisation et l’Ukraine n’est que le pion utilisé par les pays occidentaux pour tenter de nous abattre. Le combat est donc la seule réponse possible pour que la Russie ne disparaisse pas. Et c’est pour cela que nous irons jusqu’au bout.

Et une mesure qui peut intéresser les lecteurs français : Le Kremlin a décidé de favoriser l’accueil des étrangers dans les forces armées russes et un premier centre d’accueil va être déployé très rapidement en banlieue de Moscou à Sakharovo pour les citoyens étrangers désireux de s’engager.

Source : Réseau International

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