Oct 03, 2022 21:17 UTC

Au sommaire

1-Le Pentagone va créer un « Commandement Ukraine »

Le conflit de longue haleine en Ukraine a permis à la propagande occidentale de présenter l’armée russe comme infructueuse et de convaincre les décideurs occidentaux que la Russie peut être vaincue. Cette conviction a conduit à des niveaux d’engagement occidental toujours plus élevés.

Avec la création par le Pentagone d’un « Commandement Ukraine », nous nous rapprochons de l’introduction de troupes américaines. En fait, les forces militaires américaines sont déjà impliquées. Elles forment les soldats ukrainiens au quartier général européen de l’armée américaine à Wiesbaden, en Allemagne, engageant ainsi l’Allemagne dans l’intervention en Ukraine. Le personnel militaire américain fournit des informations de ciblage pour les attaques de l’Ukraine contre les positions russes. Pourtant, malgré l’implication croissante des États-Unis et de l’OTAN, le Kremlin s’accroche à son opération limitée et les atermoiements de la Russie ont convaincu l’Occident que le Kremlin n’a pas l’estomac pour un véritable conflit, encourageant Washington à faire un pas de plus vers l’envoi de troupes en formant un « Commandement Ukraine ».

Source : Réseau International

2-La France réarme l'Ukraine !

La France a cédé à l’Ukraine des véhicules de l’avant blindé [VAB] que l’armée de Terre est en train de remplacer par des Griffon et des Serval, des missiles MILAN et MISTRAL, des munitions diverses, des équipements du combattant et… dix-huit obusiers CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie] sur les 76 qu’elle possède.

L’armée ukrainienne en voudrait davantage [au moins une quinzaine] pour contrer l’artillerie russe… Ce qui n’est pas possible en l’état, même si les 18 exemplaires qui lui ont déjà été livrés seront remplacés afin de remettre à niveau la dotation de l’armée de Terre.

Pourtant, le 22 septembre, après avoir rencontré Catherine Colonna, son homologue française, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a affirmé que Paris et Kiev « travaillaient sur la fourniture de nouveaux CAESAr » à l’armée ukrainienne.

Même si le délai pour produire un CAESAr doit être significativement réduit [12 mois au lieu de 30, selon l’objectif récemment fixé par Sébastien Lecornu, le ministre des Armées], l’armée de Terre ne peut pas aller au-delà des 18 exemplaires qu’elle a déjà envoyés en Ukraine… Aussi, les obusiers évoqués par M. Kuleba ne pouvaient qu’être prélevés sur une commande passée auprès de Nexter.

Ce qui serait effectivement le cas, à en croire des informations du quotidien « Le Monde ». Ainsi, selon celui-ci, un accord a été trouvé entre la France et le Danemark pour livrer à l’Ukraine entre 6 et 12 CAESAr, initialement destinés à l’armée danoise.

Pour rappel, en 2017, Copenhague a commandé 15 CAESAr 8×8 [aux capacités accrues par rapport à ceux utilisés par l’armée française, avec une masse de près de 30 tonnes, une protection de l’équipage améliorée et la possibilité d’emporter 30 obus au lieu de 18, ndlr] afin de remplacer ses systèmes M109, en service depuis les années 1960. Puis, cette commande a été revue à la hausse en octobre 2019, avec quatre exemplaires supplémentaires.

Source : Opex 360

3-Nord Stream saboté: la piste US se confirme

De plus en plus de détails troublants apparaissent au sujet de la destruction du gazoduc Nord Stream en mer Baltique. La chaîne d’information arabe « Al-Mayadeen » vient d’annoncer que des semaines avant l’attaque des hélicoptères américains tournaient déjà très souvent au-dessus de la zone maritime où ont justement eu lieu les explosions fatales du 26 septembre.

Les données de vol du service en ligne « Flightradar24 » permettent de reconstituer cette situation. Déjà au début du mois de septembre, un peu moins d’un mois avant l’attentat, un hélicoptère Sikorsky MH-60R « Seahawk » de la marine américaine a tourné pendant des heures, plusieurs jours de suite, notamment les 1er, 2 et 3 septembre, au-dessus du site où les gazoducs ont été endommagés par la suite, non loin de l’île de Bornholm.

Selon le portail de suivi des avions, l’hélicoptère américain est parti de Gdansk pour se rendre dans la zone pour survoler les gazoducs de Nord Stream. Les 10 et 19 septembre, des hélicoptères américains ont également survolé Nord Stream 1, et dans les nuits entre le 22 et le 25 septembre, plusieurs hélicoptères sont restés pendant des heures au-dessus du site des explosions ultérieures. Les hélicoptères qui ont volé dans les nuits du 22 au 23 et du 25 au 26 septembre ont laissé des traces de vol particulièrement troublantes.

En outre, la dernière nuit, un hélicoptère polyvalent MH-60R « Strike Hawk » a tourné pendant neuf heures au-dessus d’une zone maritime située à environ 250 kilomètres de Bornholm, de 17h30 à 2h30, heure d’Europe centrale. Le « Strike Hawk » peut notamment combattre des cibles sous-marines.

Source : Zuerst

Via Euro-Synergies

4- « Un engrenage qui pourrait être mortifère » : Bardella réagit à la demande de Kiev d'intégrer l'OTAN

Le candidat à la présidence du Rassemblement national a émis des réserves fermes sur l'adhésion à l'OTAN demandée par Kiev. Selon lui le statut du pays, en situation de conflit armé, créerait « les conditions d'une cobelligérance » des pays membres.

Sur le plateau de l'émission Le Grand Rendez-vous – commune à Europe 1, CNews et Les Échos –, le vice-président et prétendant à la présidence du Rassemblement national Jordan Bardella est revenu sur la demande d'adhésion accélérée de l'OTAN récemment formulée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

L'eurodéputé a dans un premier temps estimé que accepter la demande ukrainienne d'adhésion à l'OTAN pourrait selon lui « faire entrer l'Europe et le monde dans un engrenage qui pourrait être mortifère et extrêmement dangereux ».

« Si l'Ukraine rentre dans l'OTAN, tous les pays de l'OTAN ont un devoir par définition d'assistance à l'Ukraine qui est un pays agressé, qui est un pays en guerre », a-t-il ajouté, expliquant qu'une telle perspective créerait « les conditions d'une cobelligérance » des pays de l'Alliance. Pour lui, la France doit « continuer à trouver les moyens de la paix ».

L'adhésion à l'OTAN doit être approuvée « à l’unanimité » par les 30 pays membres" Stoltenberg"

Le président ukrainien a annoncé le 30 septembre que l'Ukraine allait signer une demande d'adhésion accélérée à l'OTAN, après que Moscou a formalisé le rattachement à la Fédération de Russie des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk ainsi que des territoires de Zaporijjia et de Kherson – une procédure jugée « illégale » par Kiev et les Occidentaux – à l'issue d'un discours de Vladimir Poutine au Kremlin.

« Nous adoptons une mesure décisive en signant la candidature de l'Ukraine en vue d'une adhésion accélérée à l’OTAN », a déclaré Volodymyr Zelensky dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Sur cette question, le secrétaire général de l'Alliance Jens Stoltenberg est resté évasif, rappelant qu'une adhésion devait être approuvée « à l’unanimité » par les 30 pays membres.

La Russie a maintes fois mis en garde contre un élargissement toujours plus à l'Est de l'Alliance atlantique, et particulièrement contre toute initiative visant à faire adhérer l'Ukraine à l'OTAN, une perspective qu'elle considère comme une atteinte à sa sécurité.

Selon Vladimir Poutine, un des objectifs de l’« opération spéciale» lancée le 24 février par l'armée russe en Ukraine était d'ailleurs de «démilitariser le pays».

Dans un document rendu public ce 2 octobre, la Cour constitutionnelle russe a affirmé qu'elle reconnaissait et a jugé « conformes à la Constitution de la Fédération de Russie » les traités signés avec Moscou par les quatre entités territoriales situées à l'est et au sud de l'Ukraine. Les parlementaires russes doivent entériner les accords lors d'un vote ces prochains jours.

Selon certains experts ; tant que les États-Unis continueront de vendre leurs armes à leurs seigneurs de guerre européens avec une économie européenne qui s'effondre de l'intérieur le tout à cause de l'aveuglement des soi-disant dirigeants vendus de l’UE, le conflit russo-ukrainien persistera ; il faut écraser la tête du serpent qui est le sionisme international.

Avec RT France

5-Macron défend les sanctions anti Russie

Lors d'un entretien avec son homologue ukrainien, le président français s'est engagé à « travailler avec ses partenaires européens à de nouvelles sanctions » anti-russes, après l'adhésion à la Russie de régions que l'Ukraine considère siennes.

Selon un communiqué de l'Élysée publié ce 2 octobre, le président français Emmanuel Macron a, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue Volodymyr Zelensky, « réaffirmé la détermination de la France à aider l’Ukraine à retrouver sa pleine souveraineté et intégrité territoriale, et à travailler avec ses partenaires européens à de nouvelles sanctions » contre la Russie.

L'UE avait condamné le 30 septembre la signature de traités d'adhésion à la Russie de quatre régions, par les dirigeants de celles-ci et par le président russe Vladimir Poutine. Ces signatures faisaient suite à l'organisation de référendums auxquels Kiev et les Occidentaux ne reconnaissent aucune légalité ni légitimité, dans le contexte de conflit en Ukraine. Partant, l'UE a proposé de plafonner le prix du pétrole russe et d'ajouter de nouvelles restrictions aux échanges commerciaux avec Moscou. Les États-Unis avaient de leur côté annoncé de nouvelles mesures « sévères » contre la Russie, venant s'ajouter aux sanctions déjà en vigueur depuis le début du conflit en Ukraine, condamnant ce qu'ils considèrent comme une « tentative frauduleuse par la Russie d'annexer des parties de territoires en Ukraine », selon un communiqué du président américain Joe Biden rendu public le 30 septembre.

Les référendums organisés du 23 au 27 septembre ont vu la victoire du « oui », selon les données officielles des territoires concernés, avec 99,23% des voix dans la République populaire de Donetsk, 98,42% dans celle de Lougansk, 93,11% dans la région de Zaporojié et enfin 87,05% dans la région de Kherson – autant de régions que l'Ukraine considère comme siennes. Après la proclamation des résultats, une cérémonie a eu lieu au Kremlin le 30 septembre en présence de Vladimir Poutine et des chefs de ces régions, afin de ratifier les traités d'adhésion. Dans son discours à cette occasion, le président russe avait assuré que « les habitants de Lougansk et Donetsk, Kherson et Zaporojié» seraient désormais, et «pour toujours», des «citoyens» de la Fédération. Le 2 octobre, la cour constitutionnelle russe a estimé que les traités d'adhésion récemment signés par Vladimir Poutine avec la RPD, la RPL, les régions de Zaporijjia et de Kherson étaient légaux et « conformes à la Constitution de la Fédération de Russie ».

Source: RT France

 

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