Oct 04, 2022 17:42 UTC

Au sommaire :

1-Fakenews, menace pour la sécurité !

Selon l’envoyé de la République islamique auprès des Nations unies et d’autres organismes internationaux à Genève, « la diffusion de fausses informations constitue une menace majeure pour la promotion des droits de l’homme en Iran ».

Ali Bahreïn, le Représentant permanent de l’Iran auprès des Nations unies, a critiqué lundi 3 octobre certains pays pour « avoir répandu la désinformation au milieu des événements en cours dans le pays, le décrivant comme une menace majeure pour l’avancement des droits de l’homme ».

Dans un discours prononcé lundi, Ali Bahreïni a fait ces remarques en réponse à une déclaration conjointe d’un certain nombre de membres de l’ONU au Conseil des droits de l’homme de l’organisation mondiale au sujet des émeutes qui ont suivi la mort de Mahsa Amini, une jeune iranienne de 22 ans. La jeune femme s’est écroulée dans un poste de police de la capitale, Téhéran, et est décédée à l’hôpital malgré des soins médicaux intensifs et des efforts de réanimation.

Lors des violentes manifestations qui ont déclenché des partis dissidents à l’étranger en exploitant au maximum cet événement dramatique, mais indépendamment de la volonté des autorités policières iraniennes, des agents de sécurité ont été attaqués et des biens publics ainsi que des véhicules de police et des ambulances ont été vandalisés.

 « Dès le premier instant de la mort de Mlle Mahsa Amini, de hauts responsables iraniens, en premier lieu le Leader de la révolution islamique ainsi que le président iranien, ont ordonné une enquête pour faire la lumière sur les circonstances de cet incident tragique avec “urgence” et précision. », a déclaré M. Bahreïn garantissant que les résultats définitifs des enquêtes en cours seront bientôt rendus publics en « toute transparence ».

« Nous exhortons les autres parties à s’abstenir de faire des annonces ou des déclarations hâtives », a déclaré le diplomate iranien.

« Le double standard et l’approche sélective sur les questions relatives aux droits de l’homme ainsi que la diffusion d’informations fausses, trompeuses et mensongères sont l’une des menaces sérieuses à la promotion des droits de l’homme », a déclaré Ali. Bahreïn, ajoutant : « L’incitation à la violence, à la haine, à la désobéissance civile et au terrorisme n’est tolérable dans aucune société. »

Assurant que la République islamique apprécie et salue les efforts sincères pour défendre les droits des femmes et des filles, M. Bahreïn a déclaré : « L’Iran est l’un des exemples les meilleurs et les plus réussis de la promotion des droits des femmes, et les indicateurs ont montré des progrès remarquables dans le statut des femmes iraniennes dans divers domaines, à savoir l’éducation, la santé, l’industrie, l’économie et la politique. Le diplomate a conclu que la République islamique est fermement attachée à ses obligations internationales dans le domaine des droits de l’homme et coopère avec le Conseil des droits de l’homme en la matière.

Source : PressTV

2-L’Europe en ébullition, les USA se taisent

Heureusement que le réveil des masses populaires ne dépend que de l’actualité, le 3 octobre 2022, des manifestations ont été organisées à travers toute l’Europe en Allemagne, aux Pays-Bas et en Autriche contre la flambée des prix de l’énergie

Contrairement à l’Iran, où les dirigeants américains et leurs acolytes continuent d’inciter les fauteurs de troubles, en Europe, les protestations croisées contre la guerre en Ukraine ne suscitent aucun intérêt chez les médias américains. N’est-ce pas le signe d’écœurantes demi-mesures occidentales visant la sécurité intérieure iranienne et d’une totale irresponsabilité face à la souffrance des alliés européens des États-Unis ?

Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Vienne le 2 octobre, pour exiger la démission de leur gouvernement, accusé de ne pas avoir maîtrisé la flambée des prix de l’énergie.

À Vienne en Autriche, La Haye aux Pays-Bas ou encore Zwickau en Allemagne, des milliers de personnes ont manifesté leur mécontentement contre leurs gouvernements respectifs, responsables à leurs yeux de l’explosion des prix de l’énergie. Plusieurs manifestations contre la hausse des prix, notamment celle de l’énergie, se sont tenues le 2 octobre dans diverses villes européennes. Dans la capitale autrichienne, à Vienne le 2 octobre, des milliers de personnes se sont rassemblées pour protester contre l’augmentation substantielle des prix de l’énergie.

Les manifestants s’en sont notamment pris à la politique énergétique de leur gouvernement, incapable d’enrayer l’explosion des prix, et qui poursuit la politique européenne de sanctions contre Moscou. « À qui profitent ces sanctions ? La population autrichienne n’en tire aucun bénéfice. Elles lui font du tort. Les bénéficiaires sont, dans le meilleur des cas, les producteurs de gaz qui veulent vendre leur énergie coûteuse, parce que nous ne recevons plus le gaz russe à bon marché », a ainsi déploré le député du FPÖ, Gerald Hauser. 

 Des milliers de manifestants protestent à Vienne contre la hausse des prix de l’énergie. Dans le même temps, ce sont des centaines de personnes qui ont marché dans les rues de La Haye aux Pays-Bas pour les mêmes raisons. Là encore, les manifestants ont mis en cause leur gouvernement, incapable de contrôler l’inflation galopante et l’augmentation du coût de l’énergie. « Le problème, ce sont les prix élevés. Vous avez vu les prix dans tous les pays. Le prix de l’énergie pour la population est plus élevé [...] les gens ne peuvent pas payer », s’est plaint Sendro, un manifestant.  

Aux Pays-Bas : des centaines de personnes ont défilent à La Haye contre la politique du gouvernement

En Allemagne ; plus d’un millier de personnes qui ont protesté contre la hausse des prix du gaz à Zwickau, dans l’est du pays. En plus de dénoncer la politique du gouvernement fédéral allemand en matière énergétique, les manifestants ont également demandé la sortie du pays de l’OTAN, appelant à la paix avec la Russie.

Source : RT France        

3-L’UE élimine Gazprom de la réparation de Nord Stream

Les autorités de l’UE ont voué l’économie de l’UE à la destruction, garantissant que Gazprom ne pourra pas réparer les Nord Streams. C’est ce qu’a déclaré le directeur général adjoint de l’Institut national de l’énergie, Alexander Frolov. La nature et l’étendue des dégâts, ainsi que le calendrier et le coût des réparations, n’ont pas encore été divulgués, et les spécialistes de Gazprom ne sont pas autorisés à se rendre sur les lieux de l’accident.

Selon Frolov, il est peu probable que la société russe veuille investir à nouveau dans la réparation des gazoducs, car elle n’a aucune garantie qu’ils fonctionneront une fois restaurés. Dépenser de l’argent dans des tuyaux justes pour aller au fond de la mer Baltique n’a aucun sens économique. De plus, la participation de Gazprom et de ses filiales à la réparation est entravée par les sanctions occidentales. « On nous demande si Nord Stream est réparable. Personne ne sait combien d’argent, de temps et d’efforts seront nécessaires pour les travaux de réparation.

SP-2 est desservi par Nord Stream 2 AG, et il est dans un état pré-faillite et il est peu probable qu’il soit en mesure, sous sanction, d’embaucher du personnel et de payer l’équipement. Et Nord Stream AG reste également une grande question de savoir s’il recevra l’autorisation », a déclaré Frolov. Les politiciens bruxellois sont prêts à sacrifier leur propre économie pour sauver leur propre image politique.

Au nom de la lutte contre la Russie, l’UE se tire une balle dans le pied en refusant de garantir un approvisionnement énergétique ininterrompu à des prix abordables. Le résultat d’une telle approche, selon Frolov, sera une catastrophe socio-économique avec la liquidation de l’industrie de l’UE. « De leur point de vue, ils se battent de toutes leurs forces contre notre gaz, car à leurs yeux c’est une arme. Donc coopérer, accorder des permissions et des exceptions - c’est de la capitulation. Une telle démarche rend les choses obsolètes, car elle nuirait à l’avenir politique des instances européennes actuelles.

Et en choisissant entre son propre avenir politique et le bien de l’économie européenne, la direction actuelle de l’UE choisira son propre avenir politique, pas celui des autres. Eh bien, quelqu’un va geler, certaines entreprises vont partir pour les États-Unis ou la Chine - quelle est la différence ? Nous sommes au pouvoir, ce qui signifie que nous sommes formidables », a déclaré Frolov sur les ondes de Solovyov LIVE.

Plus tôt, l’attaché de presse du président russe Dmitri Peskov a déclaré qu’il n’y avait pas de délai pour la réparation de Nord Stream. Il a expliqué cela par le manque de compréhension de la Fédération de Russie avec qui, en Occident, qui a adopté une position hystérique, il est possible de coopérer sur cette question. Les experts estiment cependant que les explosions ont été organisées par un groupe d’élite non associées à la direction libérale des États-Unis et de l’Europe.

4-Les Caesar repartent en Ukraine

Paris entend livrer à nouveau du matériel militaire à Kiev dont des canons Caesar

L’AFP confirme une information du Monde selon laquelle les autorités françaises envisagent une nouvelle livraison d’armes en Ukraine, dont de nouveaux canons Caesar initialement destinés au Danemark.

La France envisage de nouvelles livraisons de matériels militaires à l’Ukraine, notamment 6 à 12 canons Caesar prélevés sur une commande destinée au Danemark, a appris le 3 octobre l’AFP de source proche du dossier, confirmant une information du Monde. L’opération, en discussions entre les trois gouvernements, n’est pas finalisée à ce stade, selon cette source. Paris a déjà livré 18 exemplaires de ce canon de 155 mm monté sur camion, amputant de près d’un quart le parc de l’armée de Terre française. 

Ces canons supplémentaires produits par Nexter seraient prélevés sur une commande de 19 Caesar passée en 2017 par le Danemark, selon Le Monde. Les Caesar destinés au Danemark sont équipés d’une cabine blindée et de huit roues, quand les modèles équipant l’armée française, plus légère, car non blindés, n’ont que six roues. Ils emportent également davantage d’obus (30 contre 18), qui peuvent être tirés à 40 kilomètres. Paris envisage également de fournir à Kiev 20 véhicules blindés Bastion selon une autre source proche du dossier, confirmant une information de La Tribune. 

Une aide militaire croissante :

La commande serait passée par le ministère des Armées qui les transférerait ensuite à l’Ukraine. Celle-ci pourrait être mise en œuvre rapidement, d’autant que le fabricant Arquus dispose de plusieurs de ces blindés de transport de troupes déjà produits. Depuis le début du conflit, Paris a livré, outre 18 canons Caesar, des canons tractés TRF1 de 155 mm (15 selon une source proche du dossier), des blindés VAB, des missiles antichars Milan et des missiles antiaériens Mistral.

Source : RT France 

5- Un vaste réseau de navires européens au secours de la Russie

En dépit des sanctions imminentes de l’UE, 55 % des exportations d’énergies fossiles russes sont transportées par les bateaux de la flotte européenne. Grâce à une analyse de données exclusive, Investigate Europe et Reporters United montrent que depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, des millions de tonnes de pétrole, de gaz et de charbon ont quitté la Russie pour les ports du vieux continent.

Il est 8 h 30, samedi 28 août, quand le Malibu quitte le port de Mourmansk laissant dans son sillage le ciel d’acier propre au cercle arctique. Dans ses cales, il emporte des milliers de tonnes de pétrole brut à destination de Rotterdam, le plus grand port d’Europe. Rien d’inhabituel pour l’équipage de cet immense « tanker », appartenant à un armateur grec et battant pavillon maltais.

La guerre en Ukraine et les sanctions européennes qui s’abattent progressivement sur les exportations fossiles russes ne semblent pas avoir de prise sur la tranquillité de cette douce traversée de fin d’été. Le cargo à coque rouge et noire traverse la Baie de Kola, contourne la Scandinavie, au bout de 6 jours de traversée, le Malibu accoste le 3 septembre aux Pays-Bas.

La veille, après des semaines de tractations, l’UE et le G7 ont décidé de passer un nouveau cap dans leur plan pour enrayer la machine de guerre russe : le plafonnement des prix des exportations du brut en provenance de Russie. Quatre mois plus tôt, le 30 mai, l’Europe avait déjà dévoilé un train de sanctions visant les importations d’énergie fossile russe.

Parmi les mesures : un embargo sur le charbon dès le 10 août, un autre sur le transport du pétrole brut pour la fin 2022, la diminution aux deux tiers des importations de gaz russe d’ici un an. Objectif : fermer progressivement le robinet déversant des milliards d’euros sur le Kremlin. Ces mêmes milliards qui contribuent à financer l’invasion de l’Ukraine. Mais un arrêt brutal n’est pas à l’ordre du jour. L’Europe dépend trop des importations de Moscou. Et si elles s’effondrent ses derniers mois (-50 % depuis janvier), depuis le début de la guerre, un vaste réseau de navires européens continue largement de soutenir le commerce de l’or noir russe.

L’analyse d’Investigate Europe et Reporters United montre ainsi que 1513 bateaux ont quitté des ports russes entre le 24 février et le 31 août, à destination de l’UE. L’équivalent de 55 % du total des exportations russes depuis le début de la guerre (calcul en TPL, Tonne de Poids en Lourd, l’unité de mesure qui correspond à la capacité du chargement d’un navire, y compris le navire et son équipage)

Source : investigate-europe.eu

 

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