Jul 26, 2019 14:57 UTC
  • Kim a testé son Iskandar

Le ministère de la Défense sud-coréen a déclaré que les deux missiles lancés jeudi par la Corée du Nord avaient parcouru environ 600 kilomètres.

Des responsables ont en effet rapporté que Pyongyang avait testé jeudi un nouveau type de missile balistique à courte portée. Il se dit que ce missile ressemblait au missile balistique à courte portée Iskander développé par la Russie.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a assuré, vendredi 26 juillet, que les deux missiles tirés la veille constituaient un "avertissement solennel" à l’adresse de la Corée du Sud. L'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA a rapporté que les deux projectiles étaient "un nouveau type d'arme tactique guidée".  « Cet essai balistique a été personnellement organisé et dirigé par Kim Jong-un », a-t-on appris de la même source.

Jeudi, la Corée du Nord a lancé deux nouveaux missiles balistiques à courte portée, une première depuis la rencontre du mois dernier entre Kim et le président américain, Donald Trump dans la zone démilitarisée située entre les deux Corées.

Les deux missiles ont été tirés peu après l'aube, de Wonsan, sur la côte orientale nord-coréenne. L'un a parcouru 430 kilomètres avant de s'abîmer et l'autre qui semblait être « un nouveau type de missile », a voyagé sur 690 kilomètres.

« Nous ne pouvons que développer des systèmes d'armes ultra-puissants sans escale pour éliminer les dangers directs et potentiels qui menacent la sécurité de notre pays », a déclaré Kim, cité par l'agence de presse officielle KCNA.

Bien que le rapport n’évoque ni Trump ni les États-Unis, il note que Kim a critiqué le projet de Séoul de poursuivre des exercices conjoints avec l'armée américaine dans la péninsule coréenne.

Le dirigeant nord-coréen a conseillé aux autorités sud-coréennes d'arrêter de tels "actes suicidaires" en les prévenant qu'elles "ne devraient pas commettre d'erreur en ignorant cet avertissement".

Le Conseil de sécurité nationale du Sud a déclaré qu’il y avait eu un nouveau type de missile balistique dans cet incident et que l'expertise finale sera rendue publique après discussion avec les États-Unis.

Des médias ont diffusé aussi des photos montrant Kim en train d'inspecter un nouveau sous-marin qui serait capable de transporter des missiles balistiques.

La Corée du Nord dénonce depuis des années les manœuvres militaires menées par les États-Unis et par la Corée du Sud. À l’issue du premier sommet historique Trump-Kim à Singapour, Washington et Séoul ont promis à Pyongyang de ne plus organiser d’exercices militaires conjoints dans la péninsule coréenne.

Le deuxième sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un à Hanoï, en février, s’est terminé sans aucun résultat tangible et les deux parties ne sont pas parvenues à s’accorder sur un allègement des sanctions.

 

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