Sep 03, 2019 15:40 UTC

Au sommaire :

1. Raid israélien en 2010 : la CPI ordonne de rouvrir le dossier

La Cour pénale internationale (CPI) a ordonné lundi pour la deuxième fois à sa procureure de réexaminer la nécessité ou non de poursuivre Israël pour un raid meurtrier. Il avait été mené contre une flottille humanitaire à destination de Gaza en mai 2010. 

Neuf ans après les faits, le tribunal international qui siège à La Haye ordonne à sa procureure, Solomy Balungi Bossa, de reconsidérer sa décision prise en 2014 de ne pas poursuivre Israël pour l’attaque.

« La procureure est sommée de reconsidérer sa décision avant le 2 décembre 2019 », a déclaré le président de la cour d’appel à la cour, ajoutant qu’une majorité de juges avait appuyé la motion, deux s’y étant opposés. 

En 2010, la flottille affrétée par l’ONG turque IHH, considérée comme proche de l’actuel gouvernement islamo-conservateur au pouvoir à Ankara, avait été arraisonnée dans les eaux internationales par un commando israélien tandis qu’elle tentait de rallier Gaza, sous blocus israélien. Neuf Turcs qui se trouvaient à bord du Mavi Marmara avaient été tués dans l’assaut. Un dixième était mort plus tard de ses blessures. 

Cette flottille était composée de huit navires, avec à leur bord 70 passagers originaires d’une quarantaine de pays. Son objectif déclaré était d’apporter de l’aide à Gaza et d’attirer l’attention de la communauté internationale sur les conséquences du blocus.

2. USA/Pologne : vers une censure des réseaux 5G 

Les États-Unis et la Pologne réclament des contrôles plus stricts de l’influence étrangère sur les réseaux 5G.

Les États-Unis et la Pologne estiment que les fournisseurs d’équipements de réseau 5G doivent être soumis à une évaluation rigoureuse du contrôle des gouvernements étrangers, a déclaré une déclaration conjointe signée lundi, alors que Washington exhortait ses alliés à exclure la Chine des réseaux 5G.

La déclaration indique qu’il est important de déterminer si un fournisseur est soumis au contrôle d’un gouvernement étranger, s’il dispose d’une structure de propriété transparente et de pratiques d’entreprise transparentes.

Huawei reste sous surveillance en Pologne, où les autorités ont arrêté un employé chinois de Huawei et un ancien responsable de la sécurité polonais sur des accusations d’espionnage en janvier.

Le géant chinois des télécommunications, Huawei Technologies Co Ltd, a démenti les accusations américaines selon lesquelles son équipement servirait de porte arrière aux agences de renseignement de Pékin, alors que les deux pays sont aux prises avec une guerre commerciale.

Le parti au pouvoir Law et Justice (PiS), dont Duda est issu, a exercé toute une série de pouvoirs dont les groupes de défense des droits de l’homme et la Commission européenne ont menacé l’État de droit et accru le contrôle du gouvernement sur les tribunaux polonais.

Source : Reuters

3. Manœuvres navales : les USA provoquent la Chine 

Des manœuvres navales inédites entre les États-Unis et dix pays d’Asie du Sud-Est ont débuté le lundi 2 septembre dans un contexte de lutte d’influence croissante dans la région entre Américains et Chinois.

Huit navires de guerre, plusieurs avions de combat et plus d’un millier de soldats doivent participer à ces exercices conjoints qui sont lancés d’une base navale au sud de la station balnéaire de Pattaya. Ils doivent se dérouler sur cinq jours notamment « dans le golfe de Thaïlande et la mer de Chine méridionale », a indiqué l’ambassade des États-Unis à Bangkok dans un communiqué.

Les exercices qui débutent ce lundi vont nous permettre de « travailler ensemble sur des priorités communes en matière de sécurité maritime dans la région », a déclaré le vice-amiral Phil Sawyer, commandant de la 7e flotte américaine. La marine birmane participe aux manœuvres malgré les sanctions américaines imposées à plusieurs responsables de l’armée pour le « nettoyage ethnique » des musulmans rohingyas.

Source : RFI

 

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