Sep 08, 2019 11:38 UTC
  • Action militaire US à Hong Kong?!

Se réunissant devant le consulat américain à Hong Kong, les manifestants ont appelé les États-Unis à intervenir militairement pour les « secourir ». Pékin dispose des preuves révélant la contribution des États-Unis à l’exacerbation des troubles déclenchés en juin. La guerre commerciale Pékin/Washington ne semble pas s’en arrêter là.

Brandissaient Stars and Stripes, drapeau américain, un nombre de manifestants à Hong Kong se sont rassemblés dans la matinée de ce dimanche 8 septembre devant le consulat américain, appelant Donald Trump, président US à libérer la ville sous domination chinoise, la dernière d'une série de manifestations qui saisissent le territoire depuis des mois.

Certaines pancartes arborées par les manifestants montraient Donald Trump équipé d’armements, venu conquérir Hong Kong.

En effet, durant les 14 semaines de troupes, les manifestants sont nombreux à brandir les drapeaux américains et britanniques.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a publié des preuves révélant que des responsables du consulat américain à Hong Kong se réunissaient et coordonnaient secrètement avec les dirigeants du mouvement de contestation, dont ceux d’un groupe séparatiste.

Le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, a appelé samedi la Chine à faire preuve de retenue face aux manifestants à Hong Kong.

Mettant largement en cause les accusations d’ingérence à son encontre, Pékin affirme que Hong Kong est une affaire interne. Il a accusé les États-Unis et la Grande-Bretagne de fomenter des troubles, mettant en garde contre les dommages causés à l'économie et exhortant Washington à retirer sa main noire de Hong Kong.

Hong Kong est depuis le 9 juin théâtre des contestations en signe de protestations contre l’adoption d’un projet de loi sur l’extradition des délinquants vers la Chine continentale pour être jugés par des tribunaux contrôlés par le parti au pouvoir. Selon les habitants, la mesure risque d’éroder l’autonomie de Hong Kong.

En dépit de la suspension puis l’abrogation totale du projet de loi, les manifestations, exacerbées selon des épreuves solides par Washington, se sont élargies à des appels à plus de démocratie.

Le Groupe d'action financière (GAFI) décrit l'abrogation du projet de loi comme un coup porté au système de lutte contre le blanchiment d'argent, avertissant que Hong Kong pourrait se transformer en un lieu propice au blanchiment d’argent.

Après 156 années de souveraineté britannique, Hong Kong a été rétrocédé le 1er juin 1997  à la Chine avec une formule «un pays, deux systèmes» fixant la souveraineté de Pékin sur Hong Kong, mais aussi le maintien de l’autonomie de cette ancienne colonie britannique.

 

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