Oct 22, 2019 16:34 UTC
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Un parti séparatiste québécois a réalisé lundi un retour remarquable lors de l’élection canadienne qui a permis de priver le Premier ministre Justin Trudeau d’une majorité.

Le Bloc québécois, revitalisé sous le nouveau chef Yves-François Blanchet, a gagné 32 sièges, presque la moitié des sièges de la province à majorité francophone, selon les résultats provisoires. Le Québec compte 78 sièges à la Chambre des communes, juste derrière l’Ontario.

« Nous sommes allés loin, mais nous irons plus loin », a déclaré Blanchet aux partisans en liesse dans les premières heures de mardi.

Les libéraux au pouvoir se sont présentés aux élections en cherchant à ajouter 10 sièges aux 40 qu’ils détenaient au Québec. Mais la recrudescence du Bloc signifie qu’ils en ont perdu sept, ce qui a permis à Trudeau d’avoir 14 sièges de moins que la majorité nationale.

Le parti de Blanchet ne sera toutefois pas le roi du nouveau Parlement, car les libéraux semblent sur le point de gouverner avec les néo-démocrates de gauche.

Les sondages montrent que le soutien à l’indépendance du Québec est bien inférieur au niveau atteint en 1995, quand un référendum sur la rupture du Canada venait tout juste de rater.

Blanchet a fait taire le discours sur le séparatisme, plaçant le Bloc comme un parti qui veut défendre les intérêts du Québec et de la langue française au Parlement fédéral à Ottawa plutôt que de chercher activement à briser le pays.

L’ancien ministre provincial et personnalité de la presse, âgée de 54 ans, a déclaré que le Bloc voulait faire fonctionner le Parlement et soutiendrait toute proposition de loi favorable au Québec.

Le Canada est l’un des pays dans lesquels il existe des mouvements séparatistes actifs. Dans l’histoire contemporaine, au moins huit régions du Canada ont tenté de se séparer du gouvernement central.

 

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