Nov 14, 2019 00:23 UTC
  • Bolivie: coup d'État US, 2eme acte?

Des images publiées ce mercredi sur les réseaux sociaux montrent un traitement inapproprié des opposants au coup d’État et des partisans du président bolivien Evo Morales par les militaires boliviens.

On peut y voir des forces armées boliviennes interpeller des manifestants descendus dans la rue pour exprimer leur opposition au coup d’État contre le gouvernement de Morales, les jeter par terre et leur donner des coups de pied ou de crosse.

Réélu le 20 octobre dernier pour un quatrième mandat, le président bolivien Evo Morales a démissionné dimanche, criant à l’injustice après trois semaines de protestations contre sa réélection, pour éviter un possible « bain de sang » après que des unités de police se sont rebellées dans trois villes du pays.

Ces derniers jours, avec l’aggravation des troubles en Bolivie, l’ingérence des États-Unis et de leurs alliés dans les affaires internes du pays s’est intensifiée.

L’ex-président bolivien a atterri ce mardi au Mexique et a dénoncé à sa descente d’avion « le coup d’État » dans son pays, promettant de « continuer la lutte », lors d’une conférence de presse.

Quelques heures après son arrivée au Mexique, il a qualifié de « coup d’État » la proclamation de Jeanine Añez comme présidente par intérim du pays. « Le coup d’État le plus astucieux et le plus odieux de l’histoire a eu lieu. Une sénatrice issue d’un coup d’État de droite se proclame présidente du Sénat, puis présidente par intérim de la Bolivie sans quorum législatif, entourée d’un groupe de complices et dirigée par l’armée et la police qui répriment le peuple », a déclaré sur Twitter Evo Morales.

Mots clés

commentaires