Apr 10, 2020 06:37 UTC
  • Iran: 82e division aéroportée US piégée !

Jeudi, le chef d'état-major interarmées des États-Unis a déclaré que les parachutistes de la 82e division aéroportée étaient bloqués au Moyen-Orient depuis janvier.

Le général Mark Milley, chef d'état-major des forces armées américaines, a déclaré que la plupart des soldats de la brigade de la Force de réaction rapise de la 82e division aéroportée qui ont été envoyés au Moyen-Orient en janvier ne sont toujours pas rentrés chez eux en raison des tensions avec l'Iran et de la nouvelle épidémie de coronavirus (COVID-19).

« Nous travaillons, presque quotidiennement, pour déterminer exactement quand les ramener à la maison », a-t-il dit, lors d'une séance en direct où les hauts responsables de la Défense ont répondu aux questions des soldats et de leurs familles.

« Le secrétaire à la Défense tient beaucoup à les ramener chez eux. Mais cela dépend de la situation sécuritaire globale entre l'Irak et l'Iran. »,a-t-il expliqué.

Citées par certaines sources d'information, un journal américain a prétendu le 10 mars que le Pentagone avait retiré un petit nombre de ses troupes de l’Asie de l’Ouest après être arrivé à cette conclusion que la « menace d'attaques de représailles » de l'Iran et de ses alliés dans la région avait disparu.

« Après l’assassinat de Qassem Soleimani, ancien commandant de la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique, environ 1 000 soldats dépêchés au Koweït, ont quitté la région au cours des deux dernières semaines », lit-on dans un rapport du 10 mars du Wall Street Journal.

Le 3 janvier, le président américain Donald Trump a autorisé une frappe de drone près de l'aéroport de Bagdad qui a tué en martyr Qassem Soleimani, Abou Mahdi al-Mohandes et un certain nombre de leurs compagnons.

Cinq jours plus tard, l'Iran a lancé des missiles balistiques sur des bases militaires des États-Unis en Irak. L'attaque a fait plus de 100 blessés côté américain.

Washington a envoyé environ 750 soldats en Irak et quelque 4 000 autres au Koweït après l'opération « terroriste » ayant coûté la vie au général de corps d’armée iranien, Qassem Soleimani, et à ses frères d’armes.

En mars dernier, des responsables de l'armée américaine ont déclaré que 2 000 autres soldats déployés au Koweït étaient susceptibles de quitter la région dans les semaines à venir, a-t-on appris du Wall Street Journal.

C'était la première fois que les États-Unis retiraient leurs forces terrestres de la région depuis janvier où les tensions entre Téhéran et Washington se sont exacerbées.

Toujours selon le Wall Street Journal, cette décision est un signe que les responsables américains sont divisés pour alléger les tensions régionales.

Les soldats la brigade de la Force de réaction rapide de la 82e division aéroportée ont été envoyés au Koweït pour renforcer la sécurité des bases et des ambassades américaines. Le Pentagone a informé les familles de leur retour imminent.

Le journal américain a prétendu que la propagation du coronavirus était l'une des causes de l'apaisement des tensions entre Téhéran et Washington. 

Selon le Pentagone, l'épidémie a affecté la capacité de l'Iran à réagir aux opérations des États-Unis. « Ils se concentrent sur leurs problèmes internes », a allégué un responsable américain.

 

 

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