May 25, 2020 18:21 UTC
  • L'Iran

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a célébré dimanche 24 mai l'arrivée dans les eaux du Venezuela du premier des cinq pétroliers iraniens. Dans une allocution, il a rappelé le droit de commercer de son pays : « Nous avons le droit de commercer librement, d'échanger des produits, d'acheter des produits, de vendre des produits », a-t-il réitéré.

Maduro a également remercié sur son compte Twitter l'Iran en mettant en ligne des photos du navire iranien transportant de l'essence vers le Venezuela : « En cette fin du mois de ramadan, le navire iranien Fortune arrive au Venezuela, signe de la solidarité de nos peuples. À une époque où les pays impérialistes veulent s'imposer par la force, seule la fraternité des peuples libres nous sauvera ».

Ses remerciements sont allés aussi au peuple iranien pour sa solidarité avec le peuple du Venezuela, son soutien à Caracas et son courage. L'enthousiasme a été aussi de mise ailleurs en Amérique latine, à Cuba, dont le président, Miguel Diaz-Canel, s'est félicité de ce que cette "démarche de l'Iran ait brisé le blocus américain". Le silence radio affiché par l'administration US n'a pas empêché certaine presse outre-atlantique à décrire l'épreuve que représente pour Trump les coups successifs des pires adversaires de Washington, à savoir Iran, Venezuela et Corée du Nord : « Le leader nord-coréen Kim Jong-un a ordonné à ses militaires de renforcer la dissuasion nucléaire et le premier pétrolier iranien est entré dans les eaux vénézuéliennes malgré des objections américaines, mettant en place de nouveaux tests pour une administration Trump distraite par la pandémie. L'envoi de cette cargaison est une violation des sanctions américaines contre l'Iran et le Venezuela. C'est un test pour la politique extérieure de Trump qui risque de s'attendre à de nouvelles surprises genre l'émergence des armements iraniens aux Caraïbes.

Nicolas Maduro que les États-Unis cherchent à renverser, a envoyé des missiles anti-aériens et de l'artillerie de longue portée sur plusieurs îles au large de la côte vénézuélienne pour protéger les navires iraniens face à une éventuelle attaque. Des milieux militaires au Venezuela regrettaient ne pas avoir des missiles cote-mer pour pouvoir assurer aux pétroliers une meilleure protection. Qui empêcherait désormais l'Iran de livrer ce genre d'armements à Caracas?" 

La semaine dernière, la méga base aéronavale US en Floride qui abrite le QG des opérations militaires US contre le Venezuela a été le théâtre de deux crashs ayant touché deux avions de 5ème génération US : un F-22 puis un F-35 américains se sont écrasés dans des circonstances similaires avant que leurs pilotes ne s'éjectent. "L'une des raisons possibles de l'effondrement des F-35 et F-22 au large des côtes de la Floride pourrait être la station radar russe, située à Cuba. Les deux mystérieux crashs ont contraint des experts à affirmer que la base radar radio-électronique russe ne serait pas pour rien dans cette histoire. Selon des rapports non confirmés, pendant le vol, le F-35 et le F-22 ont simplement connu une défaillance complexe du système, qui pourrait avoir été le travail de l'un des systèmes électroniques basés à Cuba", note un expert.

Mais l'Iran non plus n'est pas désormais à être éliminé de l'équation vénézuélienne. Les Iraniens ont prouvé avoir de quoi lancer des ondes électromagnétiques pour viser des cibles américaines. Le 8 janvier dernier alors que l'Iran frappait par ses missiles la base d'Aïn al-Asad, les opérateurs des drones ont perdu tout contact avec les sept appareils qui surveillaient la base. Et puis il y a ce satellite militaire baptisé Nour-1 que l'Iran a mis en orbite il y a un mois. C'est un satellite militaire qui devrait, à l'heure qu'il est, avoir cartographié des centaines de clichés liés aux sites sensibles américains. Le fonctionnement des systèmes F-35 et F-22 est étroitement lié au travail avec des moyens satellites.", ajoute l'expert.  

 

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