Jul 15, 2020 14:43 UTC
  • Afghanistan: la

Est-ce un coup à l'irakienne que les USA sont en train de jouer en Afghanistan ? Cela en a l'air : alors que les troupes d'occupation US ont perdu mardi un deuxième soldat en l'espace de 10 jours à Kandahar et ont cherché à maquiller sa mort en un accident de voiture tout comme il y a une dizaine de jours, le Pentagone a confirmé dans un communiqué le retrait des troupes américaines de cinq bases US en Afghanistan.

Derrière cet accord dit « historique » dont les médias mainstream font éloge sans nulle honte, accord que la « puissance US » a signé avec « l'ennemi numéro 1 » des États-Unis et « auteur du 11 septembre », il y a à vrai dire une reconfiguration de forces surtout en vue des efforts de déstabilisation US en Asie centrale soit sur les frontières avec la Chine, la Russie, et l'Iran.  

Le Pentagone a annoncé mardi que les États-Unis se sont retirés de cinq bases en Afghanistan et ont réduit la taille de leurs forces dans ce pays dans le cadre de l’accord qu’ils ont conclu avec les talibans au début de cette année. « Le nombre de forces américaines restant en Afghanistan s’élève à 8 000 et cinq bases anciennement occupées par les forces américaines ont été évacuées et remises à nos partenaires afghans », a déclaré le porte-parole du Pentagone, Jonathan Hoffman dans un communiqué.

« La présence militaire américaine en Afghanistan reste axée sur les capacités - pas sur les nombres. Nous maintenons les capacités et les autorités nécessaires pour nous protéger, protéger nos alliés et partenaires, et les intérêts nationaux des États-Unis », a déclaré Hoffman. Les cinq bases US se trouvent dans les provinces de Helmand, Uruzgan, Paktika et Laghman, mais on ne parle pas des bases que conservent les Américains. 

Simultanément à cette annonce, le Chef du CentCom, en tournée de réorganisation des milices terroristes à la solde des USA en Irak et en Syrie, s'est rendu mardi à Kaboul où il a rencontré le président afghan, Ashraf Ghani. Sur l’ensemble des 12 000 effectifs de l’OTAN déployés en Afghanistan, 8 600 sont Américains et à l'approche des présidentielles, Trump a besoin de prouver que l'Amérique n'est plus trop engagée en Afghanistan. Sauf que, accord avec les talibans ou pas, les réseaux terroristes qui ont permis à l'armée d'occupation US de rester depuis 2001 dans le pays, continuent de massacrer quotidiennement les Afghans et que les terroristes non talibans, à savoir Daech, continuent à étendre leur présence sur les frontières avec les pays voisins. 

Cette semaine, alors que la presse américaine accusait la Russie d'avoir engagé les talibans comme ses tueurs à gages pour aller liquider les soldats US, des sources bien informées disent que McKenzie a tout prévu avec son allié turc dans le strict objectif de redoubler la pression sur les frontières avec la Chine. En Turquie, six mille membres de Daech résident dans la ville d'Antab et ses environs, et ce, sous la supervision directe du commandement central américain à Doha et avec la participation du MIT. Al Binna qui tient l'information de source sûre ajoute : « Deux mille de ces éléments ont été transportés vers la région de Rustaq et la région de Khawaja Bahauddin, à la frontière avec le Tadjikistan, ainsi que vers Eshkashim/Zebak, dans l'est de l'Afghanistan, près de la frontière sino-afghane.

Il est à noter que ces mesures américaines et turques ont été prises dans le but d'augmenter la pression sur la Chine sur fond de tentative de déstabilisation de la situation non seulement au Tadjikistan, mais aussi au Turkménistan et dans d'autres anciennes républiques soviétiques. Alors le retrait des forces US de cinq bases militaires ne signifie pas un effort vers la paix, mais une reconfiguration de force. En attendant, le salut du pays et de ses voisins ne peut venir que de ceux des Afghans qui se battent pour un vrai retrait de l'occupant. 

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