Sep 12, 2020 19:32 UTC
  • Qui sauvera la France ?!

Alors qu’une centaine de manifestants a été « encadrée » avenue Gourgaud, à Paris, les forces de l’ordre ont eu recours à leurs matraques contre ceux qui ont essayé de quitter les lieux.

Dans le cadre du rassemblement de ce samedi 12 septembre, un groupe de Gilets jaunes a été violemment matraqué par les forces de l’ordre avenue Gourgaud à Paris, capitale française, a rapporté Sputnik.

Encadrés sur les lieux, les manifestants ont essayé de partir en dépit des restrictions de la police de Paris qui a recouru à l’utilisation intensive du gaz lacrymogène, ajoute Sputnik.

Les manifestants ont été confrontés à la mise en place d’un important dispositif de sécurité. Parmi les cas de blessures qui ont été constatés sur les lieux, se trouvait un homme assis par terre et saignant fort du nez, a fait noter Sputnik.

Soulignant dans un tweet que l’ordre républicain doit s’imposer, le ministre français de l’Intérieur a quant à lui apporté son soutien aux forces de l’ordre qui selon lui, sont en train d’interpeller les « fauteurs de troubles violents ».

4 000 à 5 000 manifestants étaient attendus à Paris, ont indiqué les sources policières. Les mots d’ordre de cette mobilisation qui se tient dans un contexte particulier marqué par la pandémie de COVID-19, sont les fondamentaux des « Gilets jaunes », à savoir un changement de Constitution par référendum, une amélioration du pouvoir d’achat, une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, une hausse des salaires et une baisse des loyers, a précisé France Bleu.

« Nous réclamons un mieux-vivre, une justice fiscale et justice sociale, une démocratie directe et participative », crie un Gilet jaune à Paris.

Selon la préfecture de police de Paris, 222 personnes ont été interpellées dans la capitale, au moins 35 ont été verbalisées et 106 placées en garde à vue.

Didier Lallement, préfet de police de Paris, craignant le chaos sur les Champs-Élysées qu’il considère comme vitrine de la France y a interdit deux manifestations.

Célébrant ses deux ans d’existence en novembre prochain, le mouvement de contestations et revendications multiples a fait son retour ce samedi 12 septembre, selon France Bleu, dans non seulement la capitale, mais aussi dans plusieurs villes à travers la France à savoir, Toulouse, Nancy, Lyon, Rennes, Poitiers, Avignon, Brest, Nîmes ou Grenoble.

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