Nov 27, 2020 12:17 UTC
  • Iran : la Russie met en garde les USA

Les responsables russes estiment que le président élu américain devrait éviter un aventurisme au Moyen-Orient qui menace selon eux toute la région.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov estime qu'il est important que les dirigeants américains continuent d'éviter tout «aventurisme» au Moyen-Orient, menaçant ainsi toute la région.

« L’intervention des États-Unis et de leurs alliés en Irak, en Afghanistan, au Yémen, en Syrie et en Libye n’a apporté que destruction et insécurité dans ces pays et n’a créé que des problèmes pour leurs citoyens et leurs gouvernements », a-t-il déploré le mercredi 25 novembre à l’issue d’une réunion avec son homologue irakien Fuad Hussein.

« Bien sûr, il est extrêmement important pour les dirigeants américains d'éviter de telles aventures à l'étranger à l'avenir, en particulier les aventures qui engendrent de grandes menaces pour toute la région concernée », a-t-il souligné.

Matvienko a estimé plutôt faibles les chances d'amélioration des relations entre la Russie et les USA

« Malgré l'intérêt de la Russie pour la normalisation des relations russo-américaines, il n'y a aucune raison de les développer», a déclaré le mercredi 25 novembre la présidente du Conseil de la Fédération, Valentina Matvienko. Et d’ajouter :« Nous ne pouvons parler que de s'éloigner du «zéro absolu» et de l'interaction minimale ».

 À mon avis, a-t-elle rajouté, il n'y a tout simplement aucune raison de discuter sérieusement de la possibilité d'une normalisation à part entière dans un avenir proche, surtout compte tenu de la position hostile de la nouvelle administration américaine envers la Russie.

Vladimir Poutine n'a pas encore félicité Joe Biden

Alors que de nombreux dirigeants ont déjà félicité Joe Biden à l’occasion de sa victoire à l’élection présidentielle, la Russie, elle, ne s’est pas dépêchée pour le faire, estimant que tout doit être fait «en conformité avec la pratique établie et normes juridiques».

« La Russie attend que cesse la confrontation politique intérieure aux États-Unis. Il n'y aucun dessous dans l’affaire des félicitations de Moscou au vainqueur de l’élection présidentielle américaine », a fait savoir Vladimir Poutine.

Mais les experts disent que cela indique que Moscou et Washington, connaîtront des jours difficiles qui pourront meme dégénérer en une confrontation dure si les tensions s’intensifient durant la présidence de Biden.

La Russie teste le missile hypersonique «Tsirkon»

Cela intervient alors que l'armée russe a testé son missile de croisière hypersonique Tsirkon au moins pour la troisième fois cette année, a annoncé jeudi le ministère de la Défense.

Comme le précédent lancement d'essai organisé le 7 octobre à l'occasion de l'anniversaire du président Vladimir Poutine, une frégate de la marine russe a tiré le Tsirkon qui a touché sa cible dans les eaux du nord-ouest de la Russie, a rapporté l'agence de presse officielle TASS.

Une vidéo de 20 secondes du dernier lancement diffusée par le ministère de la Défense montre le lancement nocturne du Tsirkon depuis la frégate amiral Gorshkov de la flotte du Nord en mer Blanche.

Citant le ministère de la Défense, TASS a rapporté que le Tsirkon avait voyagé à une vitesse de plus de Mach 8, soit environ 10 000 kilomètres à l'heure, et qu’il avait frappé sa cible à 450 kilomètres dans la mer de Barents.

Le ministère de la Défense avait divulgué les mêmes paramètres de vol le 7 octobre pour le test précédent de Tsirkon. Auparavant, l'amiral Gorshkov avait tiré le Tsirkon en janvier depuis la mer de Barents vers une cible terrestre dans le nord de l'Oural à plus de 500 kilomètres à l'est.

Poutine a dévoilé le Tsirkon dans le cadre d'une nouvelle génération d'armes avancées en 2018. Il a déclaré que le missile hypersonique Tsirkon basé au sol et en mer peut voler à neuf fois la vitesse du son et toucher des cibles sous-marines et terrestres à plus de 1000 kilomètres.

Poutine a averti que la Russie serait forcée de déployer des missiles nucléaires hypersoniques sur des sous-marins près des eaux américaines en réponse aux tensions sur le contrôle des armements.

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