Dec 01, 2020 17:43 UTC
  • Lequel Riyad choisira: Israël ou Iran?

A en juger le ton réconciliant de l'ambassadeur d'Arabie à l'ONU, la crainte s'installe à Riyad... A l'heure qu'il est Ben Salmane devrait meme se demander si toute cette histoire de Néom, perfidement médiatisé par l'axe US/Israël n'aurait pas été qu'un sale piège pour faire endosser aux royaume la complicité d'un "crime abjecte" aux dimensions ayant porté attente à la sécurité nationale iranienne.

Ce mardi, le Saoudien Al Moallemei, d'habitude prompt à accuser à tors et à travers l'Iran comme étant "une menace contre la stabilité et la paix mondiale", a qualifié le physicien atomiste iranien et vice ministre e la Défense de "savant appartenant à toute oumma islamique".

Puis tout en appelant Téhéran à al retenu et évidemment en évitant de qualifier l’assassinat d'acte terroriste, a souhaité que Téhéran fasse en sorte " que ses capitaux humains soient préservés. Or tout se résume dans cette même préservation! MBS dont le pays, selon les médias sionistes, vient d'ouvrir son ciel sur les vols militaires israéliens, est-il prête à appuyer le régime sioniste dans sa guerre contre la Résistance?  Qods-2, ce missile solitaire qui a prouvé le soir de 22 novembre et la fameuse réunion de Neom à quel point l’Amérique ment à Riyad, a du suffire à lui seul de dissuader Riyad de toute aventurisme. 

 Et puis les faits qui se succèdent autour de la couronne, aussi. Maarib est presque perdu et Ansarallah a bousillé à coup de missile un dernier QG de l'armée saoudienne hier lundi. 8 officiers saoudiens ont été tués sur fond des défections de masse. La couronne britannique a été appelé dans la foulée de l'exploit du missile Qods au secours mais MBS le sait mieux que quiconque ce que les Patriot, les Hawk US n'ont pas pu faire, à savoir la protection des sites pétroliers saoudiens, Sa Majesté Reine Elizabeth et sa Royal Army de pacotille ne sauraient faire non plus.  

Lundi toujours, des sources bien informées ont fait état de la visite soudaine et suspecte de l'ambassadeur américain dans la province orientale d'Al-Mahra, au Yémen qui est sous le contrôle des forces saoudiennes, cette province limitrophe d'Oman où Riyad réprime la population pour faire passer un oléoduc long de 300 kilomètres pour le jour où la guerre contre l'Iran finirait par éclater et bloquer le détroit d'Hormuz. Un plan ambitieux dont le but est de transférer le pétrole saoudien via  la mer d'Oman et  la mer Rouge vers les pays clients sans traverser le détroit d'Hormuz. 

« Il y a deux jours, Hansel s'est rendu soudainement et avec suspicion dans la province orientale du Yémen d'Al-Mahra où il a rencontré Mohammad Ali Yasser, le gouverneur pro-Riyad. Aucun autre détail n'a été rendu public sur ce sujet.

Cette décision a été prise alors que le Yémen célèbre l'anniversaire de son indépendance de la domination coloniale britannique et que les tensions sont vives entre les tribus habitant dans la province d'al-Mahra et les forces saoudiennes. Car Al-Mahra s'oppose aux plans de sécession des forces d’agression et aux projets hégémoniques pour notamment prendre le contrôle des passages terrestres et maritimes.

L'Arabie saoudite est entrée à Al-Mahra à la mi-2018 alors que la province était loin des champs de guerre et de conflit. Les Saoudiens ont cependant érigé des bases et des installations pétrolières importantes et  ont commencé à construire des routes reliant cette province au territoire saoudien. La perspective de la perte de Maarib pourrait avoir attisé les ardeurs colonialistes des USA dont les pétroliers devront très bientôt quitter Maarib au profit des Yéménites qui reprendront le contrôle de leur richesse. 

Mais depuis le 27 novembre, date du crime commis par Israël sur le territoire iranien, une autre perspective vient de s'ouvrir, celle de la Guerre. Riyad croit-il vraiment qu'Al Mahra remplacera le détroit d'Hormuz? 

 L'Arabie saoudite transite du pétrole à travers le détroit d'Hormuz pour transférer de l'énergie vers la Chine et l'Inde qui sont ses meilleurs clients. Plus de 90% des exportations du pétrole saoudien passent par ce passage, ce qui en fait le plus grand exportateur de pétrole à travers le détroit d'Hormuz. Un pipeline de 300 km à Al Mahra et dont les travaux restent à achever saurait difficilement remplacer le détroit iranien du golfe Persique..à moins que Ben Salmane se laisse encore une fois berner par les racontard de l'axe Pompeo/Netanyahu et croire comme ces six dernières années au père Noël.. 

 

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