Dec 02, 2020 15:42 UTC
  • Aucun avion de l’OTAN n’échappe à Container

Le radar russe Container est capable de surveiller l’espace aérien jusqu’à 100 km d’altitude et sa portée est de 3 000 km. La première station radar transhorizon Container, qui est entrée en service en 2019, a, jusqu’ici, bien fait preuve de sa capacité d’identifier les avions furtifs dans une distance de 3 000 kilomètres, a rapporté le quotidien moscovite Izvestia. 

Le premier radar, près de Kovylkino, en Mordovie, à l’ouest de Russie, est devenu opérationnel en décembre 2013. Un autre radar Container est en service depuis décembre 2019. Pendant cette année, Container a bien identifié tous les paramètres du trajet de toutes sortes d’avions stratégiques, de reconnaissance et tactique, dont les avions furtifs comme les F-22 et les F-35, appartenant aux pays membres de l’OTAN. 

En janvier 2020, les systèmes de défense antiaérienne de la Russie ont détecté six avions de combat furtifs de type F-35 de l’US Air Force volant près des frontières iraniennes. À ce moment-là, la Russie n’a pas révélé le nom du système antiaérien qui a détecté ces avions, mais les experts pensent qu’il s’agissait de la station radar Container.

La nouvelle génération de Container est en mesure d’intercepter, en même temps, 5 000 objets volants de différents types dont des avions de très petite taille, jusqu’à une distance de 3 000 kilomètres. Container a également la capacité d’identifier les missiles supersoniques quand ils volent à une distance de 3 000 kilomètres et il peut transmettre au Centre de commandement militaire russe, les informations sur d’éventuels tirs de missiles de croisière ou de missiles supersoniques. 

Par ailleurs, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que les sanctions unilatérales, qui avaient pour le seul but de réaliser les objectifs géopolitiques de certains pays, nuisaient à tout le peuple et les dommages qu’elles causaient à l’époque de la pandémie étaient comparables à ceux causés par les catastrophes naturelles. 

En réaction à une visioconférence officieuse, tenue mardi, à laquelle ont pris part les membres du Conseil de sécurité pour discuter des mesures restrictives unilatérales, Maria Zakharova a déclaré : « La plupart des participants à cette conférence croyaient que les sanctions unilatérales minaient les capacités des pays pour réaliser un développement durable et bloquaient la livraison des aides humanitaires ». 

La porte-parole de la diplomatie russe a ensuite demandé au secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg de contraindre les États-Unis de rejoindre la prolongation du traité Start III sur la réduction des armes stratégiques ainsi que les efforts constructifs destinés à renforcer la stabilité stratégique du monde. « Moscou est prêt à signer le renouvellement du traité Start III sous la même forme qu’il avait été signé. Notre proposition a été remise à la partie américaine en décembre dernier et maintenant la balle est dans le camp de Washington ». 

Mme. Zakharova a rappelé que la Russie avait proposé le gel bilatéral du déploiement des missiles à courte et à longue portée sur le sol européen.« Moscou propose les mesures concrètes qui pourraient largement contribuer à la levée des préoccupations de la partie russe et des pays membres de l’OTAN et aussi promouvoir le niveau de sécurité et de stabilité dans la région euroatlantique », a souligné la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères. 

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