Jan 23, 2021 06:07 UTC
  • Iran: Macron singe Sarkozy!

À bien entendre le Président français cette loi contre le « séparatisme islamiste » qu'il a fait adopter par ses députés et qui vise à enrayer le « communautarisme » en France est bonne, puisqu'elle renforce la République face aux mosquées, aux centres de culte, ..., lesquels centres recevraient de « l'argent de l'Étranger » et

tendraient de la sorte à ne faire qu'a leur tête, ou mieux dit à prendre des ordres ailleurs qu'en France quitte à menacer ses lois, son intégrité, son indépendance... Soit. Mais que pourrait-on si ce même président français et ses ministres deviennent eux même les chantres de communautarisme, du lobbying de basse gamme, pour agir non pas suivant les intérêts de l'État français mais ceux de leur parti, leurs entreprises ou leur carrière?! Eh bien c'est ce qui est sur le point de se produire et de la pire façon. Ce vendredi et pour la deuxième fois d'affilée en l’espace de trois jours, le MAE français s'en est pris à l'Iran, et en ayant passé l'éponge sur quatre ans de scandaleux suivisme pro-Trump dans le dossier nucléaire, s'est fait la caisse de résonance du Saoudien Ben Salmane et tout ceci pour une contrepartie sonnante et trébuchante ! Saoudileaks en sait quelque chose : 

Lors de sa toute nouvelle conversation téléphonique avec le président français, Emmanuel Macron, juste avant la première sortie anti-iranienne de Le Drian, lequel a prétendu avoir des informations comme quoi l'Iran fabriquerait déjà sa bombe nucléaire, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, lui a proposé d'importantes sommes d'argent en échange de son soutien à Riyad face à l’Iran.

Mercredi dernier, des sources bien informées en Arabie saoudite ont révélé que Mohammed ben Salmane s’est entretenu au téléphone avec le président Macron et qu’il lui avait proposé de soutenir le gouvernement de Riyad en échange d'une somme colossale d’argent. 

Les sources ont confié au correspondant du site Web saoudien « Saudileaks » que les propos dimanche dernier du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, sur la nécessité de négocier sur le missile iranien et ses activités régionales étaient le prélude à cet appel téléphonique.

Le ministre français des Affaires étrangères a affirmé le 17 janvier tout comme en ce vendredi qu'il ne suffisait pas de relancer l'accord sur le nucléaire iranien et qu’on devait avoir des discussions dures sur les activités régionales et balistiques de l'Iran dans la région du Moyen-Orient.

Selon ces sources saoudiennes, le ton de la France contre l'Iran, qui était différent de la position américaine ces dernières années, s'est soudain radicalisé, Paris ayant toujours critiqué le retrait américain de l'accord nucléaire avec l'Iran, appelé à l'adhésion à l'accord de Vienne indépendamment des autres questions. Mais, le monde est témoin d’un changement de cap soudain de Paris sur le dossier nucléaire iranien après la conversation téléphonique de Macron avec Ben Salmane.

Des sources saoudiennes soulignent aussi qu'après la disparition de Trump de la scène, le prince héritier saoudien se retrouve seul face aux problèmes à l’échelle nationale, régionale et même internationale, et en proposant une offre financière à Macron, il a tenté de remplir le vide laissé par Donald Trump.

Mohammed ben Salmane aurait donc promis à Macron un soutien financier à lui et à son parti politique lors de la prochaine élection présidentielle. 

Le prince héritier saoudien aurait également déclaré à Macron qu'il était prêt à payer toutes les pertes financières de la France suite à la pandémie de Covid-19 et à signer en même temps des accords d'armes à grande échelle avec la France.

Le prince héritier saoudien, pour sa part, a appelé Emmanuel Macron à prendre une position dure face à l'Iran et à persuader l’administration Joe Biden de ne pas revenir à l'accord nucléaire. Macron devrait également servir d'intermédiaire entre Ben Salmane et Joe Biden pour persuader le nouveau président américain d'abandonner les affaires de Mohammed ben Nayef, de Jamal Khashoggi, de Saad al-Jaberi et d'autres activistes et défenseurs des droits de l’homme emprisonnés, ainsi que la guerre au Yémen. Bref trop de « missions » en échange de « trop d'argent ». Un de ces quatre les députés français devraient adopter une loi aussi contre le « séparatisme présidentiel » pour empêcher que leurs présidents ne réduisent pas la fonction de chef de l'État à celle d'un commis ! En son temps Sarkozy l'a fait et il en fait les frais depuis, l'argent et le spectre de Kadhafi le traquant toujours. Jupiter semble s'engager sur la même voie.

 

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